Politiques Publiques publiait il y a peu le courrier d’un porteur de projet, Olivier Erin-Agot, qui s’estimait victime de « spoliation » de la part de la Région Martinique et du CMT qui auraient mis en oeuvre un projet qu’il aurait lui-même conçu. [voir article ici http://www.politiques-publiques.com/Vol-de-projet-a-la-Region.html]. C’est Camille Chauvet, conseiller régional, qui monte aujourd’hui au créneau pour livrer la version de l’institution.

« L’article paru dans certains médias, à l’initiative de Monsieur ERIN-AGOT, mérite quelques éclaircissements et précisions. En effet les informations présentées comme telles peuvent donner une vision tendancieuse et erronée de la réalité.

La French Weeks est une manifestation organisée depuis 6 ans par la French American Chamber of Commerce de Miami (FACC) avec le soutien du Consulat Général de France à Miami. Durant cette période d’octobre à novembre, la France est à l’honneur. Toute opération mettant en avant des savoir-faire, actions culturelles et artistiques en relation avec la France et qui respecte les valeurs de la French Weeks peut bénéficier du partenariat de la FACC et figurer dans son calendrier.

Personne ne peut revendiquer le droit exclusif de participer ou de faire participer des tiers à cette manifestation.

La Martinique participe à cette manifestation depuis 2011, au travers d’initiatives privées.

On peut citer le Miami Jazz Festival à l’initiative d’un jeune Martiniquais, Matthieu Corosine, ou le « French Fashion Show and Martinique Spicy », mettant en valeur le savoir-faire d’entreprises martiniquaises et encouragé entre autre par le Consulat de France, en la personne de Monsieur Gaël de Maisonneuve, puis par son successeur Monsieur Philippe Letrilliard.

Si Monsieur Erin-Agot s’était documenté auprès de ses sources sur les agendas des dernières French Weeks, cela n’aurait pas dû lui échapper.

La mission collective d’entreprises de Martinique a sollicité l’aide et le soutien financier de la Région Martinique pour l’accompagner dans sa troisième mission de novembre 2013.

Cette mission collective a également bénéficié du soutien et du partenariat actif du Miami Dade, ce que Monsieur Erin-Agot, en qualité de conseil auprès d’une cellule politique du Miami-Dade semble également ignorer.

Monsieur Erin-Agot semble faire référence à une action commune Martinique Guadeloupe et déplore de ne pas avoir été suivi dans son projet par les Collectivités Territoriales, alors que rien ne l’empêchait :

1°) de monter une mission collective privée

2°) de faire appel régulièrement aux aides FEDER et Régionales dans le cadre d’une mission collective d’entreprises

On peut comprendre la déception d’un porteur de projet de n’avoir pas pu mener à bien son projet, mais de là vouloir tenir la Région Martinique voir la Région Guadeloupe, pour responsables manque particulièrement d’élégance. Il est surprenant que M. Erin-Agot, qui a fait le choix de s’établir en Floride, au pays de la libre concurrence dans un marché ouvert à la libre entreprise ne sache lui-même en accepter les règles.

Camille Chauvet, 19 février 2014

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