Tribune – Joseph Virassamy | Cela faisait plus d’un mois que ma détermination à soutenir le candidat de mon parti, Benoit HAMON, commençait à donner des signes de fatigue. Pourtant je tenais et je tiens toujours  pour certain que c’est son programme qui prépare le mieux à la grande mutation technologique dont la planète a besoin. Sinon, elle crèvera et nous avec, par aveuglement et rapacité de court terme, sans le moindre égard pour les générations futures.

Puis est survenue la rude concurrence de la FRANCE INSOUMISE et de son talentueux leader. Aux alentours de 15%  chacun, on pouvait encore demander à l’insoumis de rentrer dans le rang. Mais glisser de 15% à 10% de façon persistante, engranger un paquet de défections de son propre camp, ça fait mal. Or, les deux programmes ne sont pas incompatibles.

Alors moi, homme de gauche, voulant la victoire d’une gauche qui veut sauver la planète en changeant le mode de production néolibéral et changer la répartition des ressources du monde, je choisis la seule solution qui maintiendrait la gauche au second tour. Il n’y en a pas d’autres: dès le premier tour je voterai MELENCHON. Et j’appelle à voter MELENCHON. Nous n’avons pas le choix.

Ou plutôt  si, nous avons ce choix dramatique: voter MELENCHON ou voir la gauche éliminée dès le premier tour.

Il nous appartient donc , plutôt que de continuer à faire campagne pour HAMON, à rejoindre l’équipe MELENCHON pour amplifier la vague qui tend  à le pousser vers les 25%. Nous n’en sommes pas à préparer la direction d’un PS déplumé après match, nous avons à gagner l’élection présidentielle. Je reste fidèle à mon parti, mais je vote gagnant à la présidentielle.

Dans ces dernières semaines, faites comme moi, allons à la victoire !!

Joseph VIRASSAMY