Dans cette tribune publiée sur facebook, Yan Monplaisir, vice-président de l’assemblée de Martinique déplore la montée de la violence gratuite en Martinique, comme en Guyane, et en appelle à un « retour » de l’Etat. 
« La mort d’un homme, la mort d’un jeune, la douleur d’une famille nous incite à la réserve et à la décence, mais elle ne doit pas nous empêcher de réfléchir et de dénoncer.
De dire que, comme ça, dans la Martinique de 2017, on peut tuer un homme, juste parce que son commerce est sur le point de fermer.
De dire que, les bad boys, tiennent certaines zones de notre pays.
De dire, que les bad boys tiennent certaines heures de notre pays.
De dire qu’on peut mourir dans l’île aux fleurs, pour un regard, un simple mot, un non.
L’affaire du jeune assassiné dans sa roulotte de restauration a fait la une de France-Antilles , créé de l’émotion , suscité un gros sentiment d’écoeurement
On s’attend, bien entendu, à un procès d’assises et à des peines lourdes dans un délai de quelques mois ou quelques années.
Mais chaque jeune qui meurt , chaque homme ou chaque femme assassiné, nous courbe le dos et nous met un peu plus le nez dans notre impuissance à juguler cette ultra- violence qui nous gangrène.
Il va bien falloir faire quelque chose.
Il va bien falloir sortir de la posture victimaire pour envisager un traitement plus résolu de la question de la violence à la Martinique.
Les Martiniquais ne se sentent pas en sécurité, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais une fois qu’on l’a dit, que fait-on ?
Et bien, on essaie de tirer l’enseignement de la Guyane, qui demande à l’Etat, ce que à quoi tout citoyen Français peut prétendre : La protection publique.
Et bien, on essaie d’être solidaire de ces Maires Guyanais qui, toutes tendances politiques confondues, demandent en plus de la protection publique, une chose de moins en moins défendue sous nos latitudes Antillo-Guyanaises : Le sentiment d’être respectés par l’Etat.
Ce qui se passe en Guyane est directement lié à ce qui s’est passé ce week end à la Martinique.
Stop à l’ultra- violence. Ba péyi a an chans.