Clarissa Jean-Philippe est morte dans l’exercice de ses fonctions jeudi 8 janvier 2015. La policière municipale originaire de Sainte-Marie était en train d’intervenir autour d’un banal accident de la circulation quand elle a été abattue dans le dos par un homme visiblement étranger à la scène. Un homme vêtu d’un gilet pare-balles, et lourdement armé. Ce sont ces similitudes qui ont questionné les enquêteurs toute la journée de jeudi, jusqu’à ce qu’ils annoncent ce vendredi avoir identifié l’homme, qui pourrait être membre de la même « cellule terroriste » que les attaquants du journal Charlie Hebdo. Le même homme pourrait être en cause en ce moment même dans une nouvelle attaque dans un commerce à la porte de Vincennes.

Si cette thèse se confirmait, c’est véritablement une nouvelle stratégie d’attaque à laquelle la France devrait faire face, qui peut viser désormais plus individuellement tout représentant de l’Etat. L’attaque conduite contre Charlie Hebdo, coupable d’avoir exprimé des opinions, a soulevé une immense vague d’émotion. La mort de Clarissa Jean-Philippe pourrait en revanche constituer un signal plus funeste encore, et faire de chaque agent public, et plus largement de chaque personne qui symbolise à un degré ou à un autre la France, une cible d’attentat.

La phrase « Je suis Clarissa », née du désormais célèbre « Je suis Charlie » deviendrait alors bien plus qu’un symbole, mais une dangereuse réalité.

 

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