Tribune – Christian Magloire - La société d’aujourd’hui est parvenue à un tel niveau de superficialité que l’on ne pense  guère  à faire la différence entre le naturel et l’artificiel , entre le normal et le superflu , le réel et le paraitre , la priorité et  le futile etc..

A partir de ces postulats   on  peut  comprendre à quel point  la notion de réalité rationnelle est galvaudée et fait place aux  contingences futiles de la société ordonnatrice des mentalités. Le sens critique des  individus  est altéré par une  multitude d’informations  et d’appréciations  irrationnelles  imposées par le mode de fonctionnement virtuel de la société ( mode, apparence ,mimétisme , regard d’autrui , virtualité , etc. La prééminence des moyens de communication actuels  jouent un rôle essentiel dans la sociologie des nations soumises au conformisme idéologique imposé par le système mondialiste propagateur de  la pensée unique. Ce système  conditionne les actes les plus banaux  de fonctionnement, d’évolution et de  régulation des sociétés.

La raison  principale de l’homme  dans une société en évolution est déterminé par la politique qui devrait œuvrer exclusivement pour le bien de toutes les composantes de la société afin qu’elles accèdent au bien être, à la  cohésion et stabilité sociale, à  l’égalité ainsi que la paix projetée dans un futur évolutif et progressif  est. Qu’en est-il de tout cela ?

La politique  dans ses différents attributs : Economique, social, financier et autres  ne parvient plus à être le rempart contre les inégalités, le chômage, la  paupérisation ,  les divisions des nations, les menaces de terrorisme , de guerre etc. Elle peine de plus en plus à trouver remède aux différents maux de la société  et à offrir une perspective  d’avenir  constructif  à cause des inégalités  qu’elle même engendre en donnant exclusivement priorité à  l’expansionnisme de la finance au détriment de l’évolution sociale des nations soumises aux  influences perverses du règne de l’argent-roi .

Il est malheureux de constater que l’indice de développement humain (IDH) ne semble plus  être la priorité fondamentale des gouvernants politique depuis  le début de ce siècle  qui semble avoir  signé  l’arrêt de la   mission  d’évolution sociale dévolue aux dirigeants de haut rang respectueux de leurs engagements envers leurs populations. L’ espérance de tous  hommes de toutes condition est de voir évoluer un monde dans lequel  les  valeurs de justice, d’égalité de prospérité  où sa rétribution à l’accroissement  de richesses  générées  par ses efforts y seraient proportionnels  dans un monde et juste et équitable . Or qu’en est-il?

Les  valeurs dominantes qui jadis érigèrent les sociétés au leurs  niveaux actuels deviennent au fil du temps un obstacle à leur une évolution  programmée vers on ne sait quelle  perte de vision définitive de l’avenir d’une  humanité triomphante des insuffisances et des  turpitudes humaines. La manipulation  constante et permanente quotidiennement imposée aux populations par les médias relayeurs des menées d’un système égocentrique voile la perception  de la réalité d’un fait au demeurant simple à accepter comme une réaction normale. Pour exemple,  le salarié renoncera à se syndicaliser  afin obtenir   la  part de  richesse qui normalement lui revient et  qu’ il contribue à créer , cela par peur de perdre par son  opposition  ses faibles moyens d’existence, acceptant son sort social  comme une chance de pouvoir faire encore partie des  détenteurs privilégiés d’un emploi.

Le  désintérêt  de plus en plus croissant pour  la chose  syndicale par la manipulation du chantage à l’emploi  contribue au recul du syndicalisme considéré à ce titre comme empêcheur de faire tourner en rond l’entreprise . Le code du travail  est considéré par  le libéralisme outrancier  comme un code limitatif à  la totale libération du marché et un obstacle à son expansion. Les gouvernants s’arrimant  au système mondial dirigé  par la haute finance participent à la déstabilisation de leurs pays en ne s’opposant pas à leurs dictats, la classe moyenne qui contribuait par son pouvoir d’achat stable à supporter la croissance économique est laminée par les dérégulations de toutes sortes et le démantèlement des services publics .

Les rapports de force qui ont permis au fil du temps l’établissement d’une société plus ou moins  équilibrée ne sont plus de même nature, les conquêtes sociales sont remises en cause, l’avis du peuple et des masses réfractaires aux lois et mesures inégalitaires sont déniés, les codes du travail sont démantelés , pour faire place à l’individuation, à l’individualisme , et aux inégalités . Les modèles politiques et sociaux  qui ont contribués à une relative  stabilité du monde sont ébranlés , le règne de  l’argent -roi  élevé en modèle social  prééminent fait basculer toutes les normes et principes moraux qui maintenaient jusqu’à lors un relatif équilibre social.

Toute création d’ordre entrepreneuriale doit s’ériger sur la base du regroupement pour espérer sa pérennisation, le systéme  économique permet de moins en moins la stabilité des  petites entreprises   commerciales ou  artisanales grandes pourvoyeuses d’emplois, l’existence  de ces types de tructures est menacée au profit des trusts plus performants.

Les intérêts du marché prédominent sur ceux de la société, le rôle de l’état n’étant plus en mesure de réguler à lui seul le marché,  le subit .

L’individualisme devenant  progressivement un   nouveau principe social d’existence participe au   délitement de  la société  instille  de nouvelles  exigences corporatistes souvent  en contradiction  avec les  valeurs sociales servant de remparts aux dérives de tous genres.  La « mercantilisation » , l’idéalisation du pouvoir de l’argent-roi, la financiarisation de l’économie et même des  rapports humains sont les  nouvelles règles  morales actuelles supposées participer à l’ évolution des sociétés d’aujourd’hui.

Au nom de la libre concurrence sans limite , un  système organisationnel  mondial dirigé par un pouvoir financier supranational  fait édicter  des  directives , des règlements , de lois néfastes à l’émancipation des sociétés faibles pour les  assujettir au dictat du  libéralisme financier  qui  ne s’embarrasse ni des besoins et attentes  sociales, ni de leur évolution économique . Les conséquences sociales de ces mutations économiques  exclusivement mercantiles   sont sources de frustrations et crispations de plus en plus douloureuses pour les pays  qui subissent les contraintes d’une politique à sens unique .

https://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-transatlantique/

http://www.world-psi.org/fr/issue/ACS

Les inégalités créent un lot de plus en plus grandissant de reclus de la société.  Le  chômage , les licenciements ,  les plans de suppression d’emplois  tout comme  la désindustrialisation   contribuent à élargir le champ d’austérité imposé comme mesure nécessaire à la diminution d’un déficit public en constante augmentation . Ces problémes engendrées par un accaparement des richesses nationales par la financiarisation de l’économie mondiale participent à la paupérisation des sociétés . La crise touche plus particulièrement les classes moyennes, les riches s’enrichissent comme jamais  il n’était possible avant cette crise. Les  déficits des nations se creusent d’année en année,  la croissance attendue est interminablement  renvoyée  à d’autre périodes futures  . Les sociétés mondiales économiquement sous tutelle  vont dans le sens du  pouvoir financier  mondial en  participant à la limitation de l’esprit critique des  populations  pour les  assujettir à la   simple fonction de récepteur et de propagateur de l’ idéal mercantile  que propage  l’infime partie des 1% des   donneurs d’ordres détenant  les plus grandes richesses mondiales.

http://www.oxfam.org/sites/www.oxfam.org/files/file_attachments/ib-wealth-having-all-wanting-more-190115-fr.pdf

« On s’en fout » dit-on à dès lors que notre paix individuelle n’est pas touchée.

C’est  ce niveau de conscience qui  contribue à perpétuer  l’erreur , et  ne pas prendre sa part de responsabilité  quant à  l’évolution harmonieuse  de la société. Futile , bénin , pensons-nous à propos  de ce qui nous intéresse peu et qui concerne  les grandes orientations de l’avenir du monde qui incombe aux dirigeants des nations dont le mandat est d’assurer la paix sociale, le  bien être de tous et la cohésion  d’une société qui partage sans exclusion les dividendes des richesses engrangées  par les efforts  de tous ceux qui y contribuent quel que soit leur  rôle participatif dans la société.

Mais jusqu’à quand , ne comprendra t-on pas que la manipulation   opéré sur les hommes par ce système inégalitaire a des conséquences insupportables dans tous les domaines d’actions  sociales, économiques, morales, philosophiques et autres, n’a ‘impact  parce que nous  nous laissons déconnecter de la seule réalité qui doit prévaloir à la vie de l’homme : Sa paix, sa sérénité et son bien être dans un futur qu’il espère prospère.

S’enrichir  à tous les niveaux de la vie est  chose normale , l’entrepreneur qui crée de la richesse est plus que  nécessaire au  développement économique et social d’un pays, développement qui  gagnerait en vitalité et essor si le partage de ses richesses s’organisait sans exclusivité  avec  tous les acteurs qui contribuent à son accroissement.  Les sociétés du  monde   grandiraient si une dynamique de circulation des richesses thésaurisées dans les paradis fiscaux se mettait en place. La consommation s’en trouverait en permanente  augmentation, le monde plus équilibré et apaisé, la paupérisation des nations à faible taux économique se stabiliserait jusqu’à pouvoir amorcer une courbe de croissance ascendante . Est-ce du domaine de l’ impossible et de l’irréfragable?

https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2014/11/26/8-de-la-richesse-mondiale-cachee-dans-les-paradis-fiscaux

Quelle raison autre que des intérêts mercantiles cupides pousse l’homme de ce fait à accentuer les risques de déstabilisation mondiale économique, sanitaire ou militaire, jusqu’à la mettre en danger sa planète ?