Communiqué – Marc Sefil |  »A l’approche des échéances de la primaire de la droite et du centre (19 et 26 novembre en Martinique), la question identitaire semble devenir le thème central des débats, laissant de côté et rendant inaudibles les propositions des candidats sur des problèmes aussi cruciaux pour l’avenir que la persistance d’un haut niveau de chômage dans nos sociétés, la démesure des déficits publics ou le développement de nouvelles inégalités sociales.

Aussi, les échos qui nous parviennent de ce débat révèlent des prises de position, des propos et des projets ayant une résonance particulière dans la France non-européenne et heurtant nos consciences caribéennes.

Oui ! Affirmer que « dès que l’on devient français, nos ancêtres sont gaulois », réduisant à néant toutes les autres identités de la France, a une résonance particulière dans la France non-européenne et heurte nos consciences caribéennes. Ce que ne peut ignorer un ex-président de la République ;

Oui ! Soutenir un projet assimilationniste, visant à aliéner et broyer les identités multiples des Français, a une résonance particulière dans la France non-européenne et heurte nos consciences caribéennes. Ce que ne peut ignorer l’ex-président de Les Républicains, interpellé à ce sujet au Conseil national des 13 et 14 février dernier.

La valeur cardinale de notre devise républicaine, la Fraternité, constitue le rempart ultime contre les tentations de repli identitaire auxquelles répond cet électoralisme hasardeux et ayant déjà prouvé son inefficacité. C’est dans cette valeur que l’idéal de « l’identité heureuse », porté par Alain JUPPÉ, puise ses fondements. »

Marc SÉFIL, Conseiller national Les Républicains Fort-de-France, le 21 septembre 2016