A Schoelcher, la campagne conduite par Franck Sainte-Rose-Rosemond et ses « Citoyens Schoelchérois » bouscule les habitudes. Les candidats traditionnels, le maire sortant Luc Louison Clémenté, Marinette Torpille et Daniel Chomet  semblent démultiplier les efforts pour s’adapter au rythme et aux thèmes imposés par la jeune équipe.

Côté maire, c’est la campagne à l’ancienne. Après douze ans de mandat, et un constat d’inertie largement partagé par tous ses opposants, le maire sortant semble tout miser sur la vieille recette travaux = bulletins. Et les travaux se multiplient dans tous les quartiers. Goudron, béton, création de parkings, mise en fonction d’un poste de surveillance pourtant construit depuis des années : les problèmes financiers « laissés par la précédente majorité » [cf celle d'Alfred Almont] semblent définitivement réglés.

Marinette Torpille, conseillère exécutive de la CTM, qui avait échoué en 2014 avec 1109 voix contre 4304 au maire sortant, croît cette année en ses chances.

Après le rejet de sa liste en 2014, Daniel Chomet est également dans la course. L’ex PPM rassemble les soutiens politiques de « En Marche » au RDM, en passant par le Modem d’un autre ancien candidat, Max Orville.

Mais l’équipe qui crée la surprise est sans conteste celle de Franck Sainte-Rose-Rosemond, qui avec une approche citoyenne, de nombreux ateliers associant les habitants, une importante présence terrain et une communication efficace, entend « bouleverser les vieilles pratiques politiciennes ». « Rassembler les schoelchérois », sans notion d’étiquette politique, est la devise de ce nouveau groupe qui a réussi en deux ans de travail une véritable percée dans le paysage politique schoelchérois.

S’il y a peu de chance que l’un se ces challengers parvienne à surpasser le maire lors du premier tour de scrutin, il semble que Schoelcher se dirige vers un second tour pour le moins animé.

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