La Sénateur-Maire du François est intervenu au Sénat, lors des questions orales au gouvernement, sur la délicate question des algues sargasses.

« Ma question s’adresse au Ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie.

Elle porte sur le désastre environnemental, économique et sanitaire que subit la Martinique du fait de l’invasion durable d’algues jaunes en provenance de la mer des Sargasses.

 

La présence du tapis dense d’algues sur les côtes et dans toutes les baies du pays constitue en premier lieu une atteinte grave et conséquente à l’environnement maritime et naturel, ainsi qu’aux ressources halieutiques et à la sauvegarde de la biodiversité.

 

De plus, elles génèrent un grave préjudice économique pour les professionnels du tourisme et de la mer (pêcheurs, aquaculteurs, etc) qui voient leurs outils de travail détériorés : difficultés à démarrer les moteurs, les algues obstruant les systèmes de refroidissement, dérèglement des sondeurs et des GPS. Quant aux aquaculteurs, ils sont nombreux à avoir perdu la totalité de leurs productions.

D’autre part, j’appelle votre attention sur un effet, inattendu, du dégagement de l’hydrogène sulfuré lors de la putréfaction de ces algues. Celui-ci attaque les circuits électroniques d’appareils domestiques, tels que télévisions, micro-ondes, climatiseurs, micro-ordinateurs. De nombreuses familles, habitant du littoral, ont ainsi perdu la plupart de leurs équipements.

 

Les importantes dépenses induites, par l’enlèvement de ces algues, pour les communes du littoral concernées sont en partie couvertes par des aides exceptionnelles adoptées en urgence par le Conseil Général (340 000€) et le Conseil Régional (350 000€), en l’absence de soutien de l’Etat.

 

Aucun mécanisme existant ne permet, à ce jour, de compenser les préjudices subis.

 

Je demande donc au ministre chargé de l’écologie, du développement durable et de l’énergie quelles sont les mesures qu’elle envisage pour préserver les côtes du littoral, ainsi que pour permettre et favoriser d’éventuelles démarches vers des indemnisations. Arrêté de catastrophe naturelle, par exemple ?

 

Je vous remercie. »