Opinion – Francis Carole | Dans la pratique de l’action politique quotidienne, la question du sens semble de plus en plus échapper à certains esprits. Le secondaire, voire même le trivial, prend le pas sur l’essentiel. Le bout du nombril tient lieu de boussole idéologique et trône, comme un singulier totem, dans des imaginaires en perte d’un minimum de raison. Ceux qui se laissent entraîner dans ces dérives ne pensent plus au peuple. Ils sont dans leurs petites affaires, avec leurs petits bouts de ficelles, leurs petits stratagèmes, leurs petits bouts d’intérêts personnels, leurs petits bouts de rien.

On cherche ainsi à entraîner le peuple dans des débats insignifiants de succession, là où l’urgence politique commande d’apporter des réponses immédiates aux difficultés que traverse le pays. On accrédite le « moi-isme », là où c’est l’intelligence et l’effort collectifs qui doivent être convoqués. On essaie de diviser, là où c’est l’unité qui s’impose, de manière absolue. C’est cela le danger mortel !

Alors, que faire ? Il faut retourner au sens, coûte que coûte. La bataille du sens s’impose avant qu’il ne soit trop tard. Le sens, ce sont les finalités de notre action politique, pour notre peuple, pour notre pays. Dans un contexte où nous sommes confrontés à des défis colossaux, démographiques, économiques, écologiques, nous ne pouvons moralement laisser prospérer le secondaire au détriment de l’enjeu essentiel de sauver notre pays. Nous avons, en peu de temps, malgré les attaques incessantes, réussi à redonner espoir à notre peuple et à déblayer les routes de notre futur commun. Nous devons hâter le pas dans cette direction.

Francis CAROLE

Samedi 30 juillet 2016