200 à 300 personnes se sont réunies dans le calme devant le palais de justice de Fort-de-France ce lundi 9 novembre 2020. C’est aujourd’hui que devait avoir lieu le procès du jeune Kézyah, accusé de violence contre les forces de l’ordre autour des mobilisations anti-chlordécone. Des accusations réfutées par la défense du jeune homme qui dévoile depuis quelques jours des vidéos enregistrées par les forces de l’ordre elles-mêmes, qui attestent de la volonté de ces dernières d’en découdre avec les militants. Des vidéos qui tendraient à démontrer que le jeune homme n’aurait finalement porté aucun coup aux gardes mobiles, mais qui montrent au contraire l’acharnement de ces derniers à son encontre.

Dans la rue, mais également dans les rangs des élus de Martinique, c’est le désir de justice qui s’affiche. Jean-Philippe Nilor (Député de la Martinique), Marcellin Nadeau (Maire du Prêcheur), Franck Sainte-Rose-Rosemond (conseiller municipal de Schoelcher) ou Olivier Berisson (conseiller municipal du Saint-Esprit) avaient tenus à être présents ce lundi matin. Et plusieurs élus, parlementaires (Nilor et Manin) et maires (Zobda au Lamentin, Nadeau au Prêcheur, Nella à Ducos, Tavernier au François, Beaunol à Rivière Pilote, Cléon au Vauclin, Toussay au diamant) avaient préalablement adressé un courrier au ministre de la justice pour exiger la nomination d’un juge d’instruction dans ce dossier,  rappeler leur exigence de justice pour le jeune homme, et l’examen des propos et des actes des gardes mobiles mis en cause.

Le procès a été renvoyé au 17 mars 2021, à la demande de la défense.

 

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