Mis en cause suite à la prise d’un arrêté d’interdiction de baignade sur plusieurs plages de la commune, les campeurs de l’Association Camping Nature Martinique, Le camp, répondent par le biais d’un communiqué de Presse.
Nous avons reçu l’arrêté municipal du 23/08 de la ville de St-Anne qui interdit la baignade sur les plages de l’Anse Trabaud, Cap chevalier, Salines table du diable, et grande anse des salines.

Notre association gère de manière légale, au travers d’une convention avec l’ONF, le camping de l’anse à prunes (table du diable) depuis plus de 20 ans. Nous sommes des acteurs à la fois de la protection de l’environnement et du maintien de la tradition du camping Martiniquais. A cet effet, des blocs sanitaires ont été construits par l’ONF il y a de nombres années suite au combat mené par notre association pour les obtenir. Pour compléter ces blocs sanitaires, nous louons auprès d’une entreprise spécialisée des WC chimiques pour la durée du camping. Ces équipements sanitaires, nous les entretenons bénévolement (vidange et nettoyage tous les jours) grâce au paiement de nos membres. Aucune administration ne nous soutient financièrement alors que ces équipements sont publics.

En dehors de notre association, Que font les autorités pour assurer la sécurité sanitaire de ces plages ?

Les représentant de la mairie de St-Anne parlent de notre association camping nature Martinique car nous sommes la seule association qui œuvre à la fois pour protéger l’environnement et faire perdurer la tradition en Martinique. Il est vrai que nous n’avons pas de pouvoir de police pour faire respecter les règles du code forestier. Ces plages sont les principaux joyaux de notre pays et sont fréquentées par de 1,5 millions de personnes par an (promeneurs, marcheurs, campeurs, touristes et Martiniquais).

Pourquoi les autorités concernées ne prennent pas la mesure de leurs responsabilités en réunissant tous les acteurs concernés ? Pourquoi toutes ces plages ne sont-elles pas équipées en matière d’hygiène comme nous le réclamons ?

Le problème sanitaire évoqué dans cet arrêté n’a malheureusement pas été traité comme une urgence au regard des risques pour la population.

Pourquoi un arrêté d’interdiction arrive-t-il seulement 14 jours après le signalement de l’ARS ?

Le camping est aujourd’hui démocratisé et apprécié par des milliers de Martiniquais. Des campeurs s’installent un peu partout sur de nombreuses plages sans règles et sans équipements sanitaires. Notre camping est officiel et situé à la table du diable, nous veillons à respecter et faire respecter par nos campeurs les règles et notre règlement intérieur. Notre implication écologique nous a conduit à fabriquer et installer à nos frais des poubelles pour tout le monde, nous nettoyons avec nos moyens bénévoles mais aussi avec des professionnels la plage de la table du diable. Ce sont les autorités compétentes qui doivent agir en dehors du site que nous gérons.

Pourquoi l’activité du camping n’est-elle pas accompagnée et gérée sur tous les sites de la Martinique ?

Nous sommes un partenaire en capacité de gérer un camping dans le cadre de la protection de l’environnement, nous attendons comme tous les Martiniquais des actions concrètes qui vont dans le sens de la gestion moderne, efficace, respectueuse de l’environnement, du développement du camping, de la lutte contre toutes les pollutions et risques. Nous avons plus de 150 adhérents et des propositions concrètes et réalisables pour permettre à tous les Martiniquais mais aussi aux touristes de profiter du merveilleux cadre des plages de St Anne.

Le président de l’Association Camping Nature Martinique, Le camp, Dominique LUGIERY

Photo PP : plage des Salines