La motion du PPM fait débat. Après les doutes émis sur sa paternité, voici une analyse calendaire – et courageuse – proposée par Philippe Crusol, militant du … Parti Progressiste Martiniquais.

«  Chronomètre en main nous avons essayé d’évaluer la vitesse à laquelle les différentes institutions française (gouvernement, parlement, collectivité locale) réputées pour leur lenteur devront œuvrer pour tenir le timing des six ans que propose cette motion.

Premièrement :

Consultation pour une collectivité unique en décembre 2009 dans le cadre de l’article 73.

Si le oui l’emporte : une loi organique doit déterminer l’organisation de cette collectivité, ses compétences et le mode d’élection de ses élus.

A titre purement indicatif cette loi organique est intervenue 4 ans plus tard pour St Barth et St Martin.

Rappelons à toutes fins utiles que le vote en faveur d’une collectivité unique devrait logiquement suspendre les élections régionales de 2010 et par conséquent les deux collectivités et leur président respectif demeurent en place jusqu’au prochain vote pour l’installation de la nouvelle collectivité.

Allons soyons clément avec les institutions françaises, gouvernement et parlement : 2 ans.

Deuxièmement :

Une fois la loi organique adoptée l’élection des nouveaux élus de la nouvelle collectivité devra être organisée.

Nous disons 6 mois partant du principe que les administrations françaises sont devenues performantes.

Une fois élus la fusion des deux collectivités entraînera une réorganisation des services et la mise en place d’une nouvelle administration de cette nouvelle collectivité par nos nouveaux élus.

Concédons à nos nouveaux élus une force de travail exceptionnelle : 6 mois.

Chronomètre s’affolant par tous ses records de performance : 3 ans se sont écoulés.

Troisièmement

Nos élus nouveaux soumettent au parlement français des délibérations afin d’obtenir des habilitations leur permettant d’édicter des règles relevant du domaine de la loi et/ou du règlement.

Ils peuvent réfléchir élaborer ces textes en 6 mois allons nous dire.

Ces délibérations sont adressées au parlement français qui doit voter ces habilitations

Restons grand seigneur et disons 1 an.

Quatrièmement

Une fois obtenues ces habilitations devront faire l’objet de textes édictés par l’assemblée de cette collectivité pour modifier le droit national régissant certaines de leurs compétences.

Toujours très performants nos élus et en état de grâce !!! Nous disons 6 mois.

Cinq ans se sont donc écoulés et une règle lorsqu’elle est appliquée commence à produire ses effets qu’au bout d’un certain temps. Effet au bout de 6 mois. Le rythme demeure TGV.

Et nous arrivons à l’évaluation de effets de ces nouvelles règles : il nous restera six mois pour l’évaluation de cette expérimentation et la demande d’un nouveau statut d’autonomie pour la Martinique.

Usain Bolt devra encore faire des efforts !!!

Philippe CRUSOL «