Communiqué – Peyi-A - Le contexte sanitaire que nous connaissons appelle, sans conteste, à des mesures conséquentes pour sortir de cette crise mortifère et demande plus de vigilance de chacun car le Covid-19 se propage réellement de manière alarmante dans notre Pays.

PÉYI-A a toujours placé les intérêts en termes de santé publique au-dessus des intérêts financiers. Dans cette logique, et ayant tiré tous les enseignements du scandale du chlordécone aux Antilles, il serait pour nous incohérent de nous opposer de manière systématique à toute mesure visant à protéger la santé des Martiniquais.

Pour autant, les dispositions du « confinement 2 » édictées par le seul arbitrage de l’État n’augurent guère d’une adhésion collective. Il en ressort le sentiment d’une grande injustice.

Comment expliquer la fermeture des petits commerces dits « non indispensables » lorsque les grandes enseignes qui fournissent le même type de prestations restent ouvertes ?

Ce sentiment est d’autant plus fort que de nombreuses mesures, si elles avaient été prises à temps, auraient pu réduire l’impact du virus sur notre territoire :

- La fermeture des frontières
- Le renforcement des moyens tant humains, que matériels ou encore logistiques au sein du CHU de Martinique
- La prise en compte des spécificités de notre territoire (notamment le nombre important de personnes présentant des comorbidités)

Aujourd’hui, nos petits commerçants de proximité ont l’impression d’être les seuls à payer les pots cassés par d’autres. Après 2 mois de fermeture en début d’année, une activité qui peine à redémarrer et des investissements, parfois très lourds réalisés afin de satisfaire les exigences des protocoles sanitaires, il leur est demandé de fermer purement et simplement.

Pour toutes ces raisons, PÉYI-A
- DÉNONCE fermement ce « deux poids deux mesures » favorisant les grandes enseignes au détriment

des commerces de proximité ;

- RAPPELLE que les très petites entreprises en Martinique sont déjà fortement fragilisées autant par la crise sanitaire que par le refus de l’Etat d’adopter des mesures spécifiques de protection lorsqu’elles sont proposées par nos élus. Dans ces conditions, le risque d’effondrement de l’économie Martiniquaise est réel ;

- APPELLE à plus d’équité dans la prise en compte des commerces autorisés à continuer leur activité.

P/O PÉYI-A Marcellin NADEAU – Jean-Philippe NILOR