Tribune – Yvon Joseph-Henri* | Monsieur le Maire, Il ne fait pas de doute que la ville de Schœlcher dispose de nombreuses écoles, dans l’ensemble non seulement bien gérées par chaque directeur et son équipe pédagogique, mais dont le fonctionnement administratif et notamment le service de restauration ainsi que les services annexes de garderie et de TAP sont plutôt mieux gérés qu’ailleurs.

Malgré ces éléments force est de constater que la gestion du paiement des repas et des activités est un sujet de fort mécontentement.

Depuis plusieurs mois le site de la mairie de Schœlcher est en panne et nombreux sont les parents en colère. En effet, il faut faire des queues sans fin pour pouvoir acquitter le repas de ses enfants pour le mois suivant. Est-il scandaleux, au XXIème siècle, de demander à pouvoir gérer le repas et les activités de ses enfants par internet ? Est-il scandaleux de demander à ce que le choix des jours de cantine et les formes d’activités TAP soient effectués par internet et qu’on puisse alors payer le tout par carte bancaire ?

Quant aux queues, elles proviennent aussi d’une mauvaise gestion des paiements non tant du fait du personnel qui fait ce qu’il peut avec une grande patience et une grande gentillesse mais tout de même ! Faut-il que quelqu’un s’égosille pour énoncer le numéro suivant à accéder au guichet ? La mairie ne peut-elle moderniser un peu le fonctionnement et mettre en place un gestion par écran ? Est-il anormal de réclamer que les ordinateurs soient plus fonctionnels, qu’ils soient moins lents et plus réactifs ? que les imprimantes fonctionnent mieux et que chaque guichet dispose d’une imprimante ? En somme, est-il convenable qu’on continue à vivre aux débuts de l’informatique en obligeant les parents à perdre leur temps ?

La gestion du paiement de la cantine à la mairie de Schœlcher en est au stade d’un pays du Tiers monde et l’on comprend qu’avec une telle conception du Schœlcher service, nous ne soyons pas en mesure d’affronter l’avenir. Faut-il s’étonner que le pays s’enlise si les collectivités elles-mêmes sont incapables de donner l’exemple de la modernisation ?

Quant au matériel pédagogique, il est très insuffisant, et dans un pays de soleil, si l’on veut éviter une multiplication de mélanomes il faudrait peut-être aussi protéger les plus petits au moins d’exposition importantes au soleil et recourant à des cours couvertes. Pendant qu’on y est, certaines salles dans plusieurs écoles sont exposées au soleil de l’après-midi alors que le territoire de Schœlcher  s’entend sous le vent. Est-il disproportionné de réclamer des climatiseurs ou à tout le moins des brasseurs d’air,  des auvents pour limiter la part de soleil dans les salles de classe. Ne parlons même pas du matériel pédagogique tant pour les activités physiques que pour les activités intellectuelles. Et l’on voudrait que la Martinique puisse rivaliser avec l’élite européenne voire mondiale ? Soyons sérieux ! Il serait grand temps que la Mairie de Schœlcher  donne l’exemple et se dote d’écoles modernes à tous les sens du terme !

Enfin, même si ce n’est pas directement en lien avec la cantine, que dire des problèmes récurrents des rats ? On attend donc de savoir comment le maire entend éviter par des mesures préventives la résurgence répétée de nuisibles dans les écoles de la ville. Il en va de la santé élémentaire des enfants et des personnels.

L’association des consommateurs et des citoyens de la Martinique a été saisie par plusieurs parents de ces difficultés. L’association considère que la mairie de Schœlcher n’est pas la plus mal placée en matière de gestion des écoles, mais nous souhaitons très vivement que ces difficultés qui empoisonnent la vie des parents et par ricochet qui affecte les conditions de travail du CCASS soient résorbées de manière très rapide. Nous avons besoin de vivre avec les outils du XXIème siècle, faites donc qu’ils fonctionnent.

Dans cette attente, et en restant à votre disposition pour tout rendez-vous qui permettrait de faire le point sur le problème du site et des conditions d’hygiène des cantines,

Nous vous prions de croire, monsieur le Maire, en l’expression de nos sentiments les meilleurs.

*Président de l’association des Consommateurs et des Citoyens de la Caraïbe (A3C)