Communiqué du conseil d’administration d’ODYSSI à l’issue de sa réunion extraordinaire du 4 mai 2018

Suite au mouvement initié par la chambre syndicale CGTM/SOEM le 4 mai 2018, un conseil d’administration d’ODYSSI s’est tenu ce même jour. A l’issue de ce conseil d’administration, les membres ont décidé de désigner une délégation pour accompagner le président Monsieur Pacquit lors de la rencontre avec le syndicat, ce même jour à 16 h. Lors de cette rencontre, les deux parties ont pu échanger et exprimer leur position. Toutefois, le conseil d’administration tient à rappeler certains faits.

  • -  Cette grève est suivie par 11 salariés d’ODYSSI, sur les 260 que compte l’entreprise. Il est clair que la CGTM ne parle qu’en son nom et pas en celui de la majorité des collaborateurs d’ODYSSI.
  • -  Nous sommes surpris d’entendre sur les ondes par ce syndicat, que des salariés d’ODYSSI auraient été licenciés sans motif. En effet, ces salariés ont été convoqués en conseil de discipline, auquel les syndicats ont assisté. Le directeur général a toujours suivi l’avis du conseil de discipline.
  • -  S’il y a effectivement une enquête du SRPJ en cours et dont le calendrier est indépendant de celui de l’entreprise, ODYSSI de son côté a diligenté une enquête d’audit confiée à une société extérieure spécialisée en marchés publics. Les résultats de cet audit ont démontré l’existence de fautes graves et sérieuses de la part de quatre cadres, dont deux membres du Comité de direction, dans l’exercice de leur fonction et de leurs obligations professionnelles, pendant plusieurs années.
  • -  A la suite de ces fautes avérées et de l’avis du conseil de discipline, il était du devoir du directeur général d’ODYSSI, mandaté par le conseil d’administration d’ODYSSI qui soutient son action, de prendre les mesures nécessaires vis à vis des cadres impliqués et de lancer les procédures disciplinaires et de fin de détachement. S’il n’avait pas suivi les directives du conseil d’administration, le directeur général aurait failli à son devoir de gestionnaire.
  • -  Un directeur général doit en effet prendre des mesures disciplinaires dans les deux mois qui suivent sa connaissance des faits (article L.1332-4 du Code du Travail). Il est tenu de faire respecter les règles de base communes à toute entreprise, à savoir la probité et l’exemplarité. Comment un directeur général pourrait-il fermer les yeux sur des faits aussi graves ? ODYSSI rappelle qu’il s’agit de détournements de fonds publics pour leur profit personnel et de non-respect des règles, notamment dans l’attribution de marchés publics.
  • -  Le conseil d’administration d’ODYSSI est étonné qu’un syndicat oublie ces règles simples du code du travail et qu’il fasse un amalgame avec le code pénal. Faire appliquer le règlement est aussi le moyen de protéger les autres salariés ainsi que les abonnés d’ODYSSI.
  • -  Comment expliquer qu’un syndicat prenne le parti de cadres dirigeants qui ont fait courir un risque à l’entreprise et qu’elle ne défende pas les 250 autres salariés honnêtes, dont l’emploi a été mis en danger par des fraudes avérées ?