L’Association pour les femmes dirigeantes de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (AFDESRI) apporte son soutien, dans une lettre ouverte, à Corinne Mence-Caster, présidente de l’université des Antilles, « qui fait l’objet de graves attaques personnelles », confirme à AEF Brigitte Plateau, présidente de l’association, le 23 avril 2015. Après une prise de position de la CPU, l’AFDESRI fait donc « part de sa solidarité » avec la présidente de l’université des Antilles. Brigitte Plateau indique par ailleurs que l’association, qui a pour but de « promouvoir le rôle des femmes dans les instances dirigeantes », souhaite s’organiser en sections locales. Une journée de débats est prévue en octobre ou novembre 2015. « Au-delà des chiffres (1), il faut des prises de paroles, des témoignages », souligne Brigitte Plateau.

Corinne Mence-Caster, présidente de l’université des Antilles, « fait l’objet depuis plusieurs mois d’attaques violentes (articles calomnieux, photos détournées), dans un climat sensible avec la scission de l’université et des allégations de malversations dans un laboratoire (lire sur AEF) », décrit Brigitte Plateau, administratrice générale de Grenoble INP.

« À aucun moment un contexte de crise institutionnelle ne justifie des attaques personnelles, qui manifestement relèvent du harcèlement moral, de la diffamation et des injures. Cela doit se régler par le débat portant sur le projet et les actions », écrit la présidente de l’AFDESRI dans sa lettre ouverte. Depuis sa création en septembre 2014 (lire sur AEF), c’est la première fois que l’organisation prend position publiquement pour défendre une de ses adhérentes. « Jusqu’à présent nous n’avons pas été alertées sur de telle situation, avec des faits publics », indique Brigitte Plateau.

En mars dernier, la CPU avait exprimé, dans un communiqué, sa « stupeur » face aux « attaques personnelles dont [avait] fait l’objet Corinne Mencé-Caster, compromettant jusqu’à sa sécurité physique », et condamné « avec la plus grande fermeté ces terribles attaques, indignes d’un débat d’idées qui devrait animer les acteurs politiques et académiques impliqués ». Évoquant des « menaces, injures et intimidations absolument infâmes, passibles de sanctions pénales », la CPU lui avait assuré son soutien.

Source : Dépêche AEF Enseignement & Recherche