Les élections municipales en Martinique s’achèvent sur trois grands enseignements :

1) Les deux grands partis qui rythmaient la vie politique martiniquaise depuis 40 ans, le MIM et PPM, sont les deux grands perdants de ce second tour des municipales. Alfred Marie-Jeanne est particulièrement désavoué dans ses recommandations, et le bastion indépendantiste de Rivière Pilote tombe entre les mains d’un élu sans étiquette. Serge Letchimy accuse également le coup, le bastion sudiste PPM du Marin tombe dès le retrait de Rodolphe Désiré de la vie politique.

2) La persévérance semble payer, plusieurs candidats arrivent à leurs fins après des années de combat.

3) C’est le nouveau parti Péyi-A qui se fait une place de choix au terme de ces élections, avec des élus et sympathisants élus dans plusieurs communes.

A Ducos Aurélie Nella (Péyi-A) est élue dès sa première candidature. Femme, jeune, elle est le symbole de cette élection et du renouvellement de la classe politique martiniquaise.

Au Marin, José Mirande (proche de Péyi-A) (photo) est élu après de longues années de bataille contre Rodolphe Désiré.

Au François, Samuel Tavernier  réussit son pari, devant le PMF et EPMN, et une Karine Mousseau à la fois soutenue par Alfred Marie-Jeanne et yan Monplaisir.

A Saint-Joseph Yan Monplaisir est élu. La surprise vient de Laurent Saint-Honoré. Le 3ème du 1er tour s’est maintenu et a rafflé la mise devant Camille Marlet, qui avait pourtant bénéficié d’appels en sa faveur de plusieurs des candidats du 1er tour.

Au Diamant, c’est l’ancien 1er adjoint qui l’emporte devant le nouveau. Hugo Toussay renverse l’équipe de Gilbert Eustache, avec lequel il aura dirigé la ville pendant quelques années.

A Rivière Pilote, c’est le coup de tonnerre. Jean-François Beaunol (SE) réussit son pari après plusieurs années de bataille, et enlève au MIM son bastion historique.

Au Marigot, Joseph Péraste remporte sans surprise une victoire ratée de justesse au 1er.