L’association Contact-Entreprises porte une nouvelle proposition au débat public sur le développement de la Martinique. L’idée émane du Directeur de Vinci Antilles Philippe Grand, qui propose la création d’un axe autoroutier central en Martinique, qui permettrait de connecter plus rapidement le Centre et le Nord. Une proposition qui fera sans doute débat autour non seulement des questions économiques, mais également environnementales et sociétales.

« Jeudi 3 mai, Contact-Entreprises recevait Philippe GRAND, directeur régional de Vinci Antilles, pour échanger avec lui sur l’ambitieux projet d’autoroute trans-Martinique qui avait suscité beaucoup d’intérêt lors des Ateliers du BTP de mars 2018.

Il s’agirait de créer une nouvelle voie autoroutière hors des zones occupées, qui relierait le sud et le nord de la Martinique par son centre, avec des échangeurs reliés au réseau existant. Ce projet permettrait de diviser les distances par deux, et de réaménager entièrement le territoire dans une nouvelle dynamique économique : revitalisation des zones d’habitat excentrées, revalorisation des circuits touristiques, accélération de la mobilité et regain général d’attractivité et d’efficacité économique.

Bien plus qu’un projet routier, il s’agit de dessiner la Martinique du 22ème siècle et de structurer nos grands défis sur ce nouvel équipement : le défi énergétique avec par exemple des routes solaires bordées d’éoliennes, le défi écologique avec des circulations fluidifiées dans des environnements protégés, le défi de l’attractivité avec la possibilité d’accéder rapidement et sans encombre à tous les points de l’ile, le défi de l’aménagement du territoire en supprimant les distances qui éloignent aujourd’hui les uns des autres. Imaginez simplement que le Morne-Rouge ne soit plus qu’à 15 minutes de Fort-de-France…

Voilà enfin un projet visionnaire et structurant, comme a pu l’être celui de la Route des Tamarins qu’a su porter avec talent le réunionnais Paul VERGES dans son pays ! Un projet ambitieux et réaliste sur le plan financier, puisqu’il est estimé à environ 1,3 milliard d’euro échelonnés sur 10 ou 15 ans, dont une bonne partie serait prise en charge par l’Europe. Et surtout un chantier dont le retour sur investissement serait immédiat pour la Martinique, notamment en terme de dynamique économique.

A l’heure où la désespérance gagne les esprits, un tel projet est particulièrement bienvenu et mérite que toutes nos forces vives se mobilisent pour étudier sa mise en oeuvre. »