Depuis le mercredi 18 mai 2016, les travailleurs de la Société d’Embouteillage de l’Eau Minérale Didier (SEEMD) (Didier, 113, Mabelo) ont cessé le travail. Une décision « conséquence du refus de la direction de faire droit à une revendication juste et justifiée : l’octroi aux salariés qui contribuent depuis des années au développement de l’entreprise, mais également à celui de la fortune de ses actionnaires et dirigeants, d’une augmentation significative des salaires et une meilleure participation aux revenus sous la forme d’une prime versée à tous les salariés« .

Les réunions de négociation n’ont pas abouti et les parties n’ont pas trouvé de consensus, malgré des concessions. Côté salariés, les revendications sont passées de 100 à 75€ d’augmentation mensuelle, et la demande de prime annuelle de 600 à 580 euros. Le gérant de la société estime pour sa part ne pas pouvoir accéder à des demandes de ce niveau dans un marché très concurrentiel, et invoque le respect de la convention nationale. Un gérant qui craint également les conséquences commerciales de ce mouvement en termes de parts de marché.

Pour l’heure la production est à l’arrêt, et les bulles de Didier pourraient bientôt être absentes des tables martiniquaises.

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