C’était écrit : les élections législatives seraient le point de départ d’un nouveau positionnement du leader de la droite. Gagnées, elles auraient permis à Yan Monplaisir de se démarquer de cet attelage improbable de décembre 2015, et de préparer avec une aura de député les prochaines élections territoriales. Mais l’électeur en a décidé autrement, et Yan Monplaisir a été distancé en juin à la fois par Bruno Nestor Azérot, mais aussi par le nouvel arrivant Justin Pamphile.

Qu’à cela ne tienne. Difficile de rester soumis à l’exercice du pouvoir façon Alfred Marie-Jeanne semble dire Yan Monplaisir dans un billet lu aux membres de la majorité, à l’occasion de la réunion de préparation de la prochaine plénière. Difficile aussi pour un promoteur de l’action économique d’associer son image à cette inertie de la CTM en matière d’investissement, qui pèse sur le dynamisme économique de toute la Martinique. Yan Monplaisir reprend donc sa liberté politique et brise le « contrat de gestion » de décembre 2015.

La prochaine plénière donnera le ton des nouveaux rapports de force politiques au sein de la collectivité. La majorité devra désormais faire preuve de davantage de prudence, et de salutaires efforts démocratiques de concertation, pour présenter ses projets au vote.

Jean-Philippe Nilor, qui s’appuie lui désormais sur sa victoire en solitaire  au Sud pour s’affirmer à la tête du courant indépendantiste, saisira t-il l’occasion offerte par Yan Monplaisir pour faire valoir son poids politique au sein de l’assemblée et poursuivre sa stratégie de succession ?

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