Communiqué – Yan Monplaisir | «  Il y a des moments de la vie publique ou la démocratie doit marquer les limites à ne pas dépasser.

Pour vivre ensemble, tout simplement.

Nous sommes à l’un de ces moments. J’appelle à ce qu’on ne dépasse pas ces limites, quelles que soient la dureté et l’âpreté du combat politique.

Or que voit-on :

Un élu dont la loyauté républicaine ne fait aucun doute par ailleurs, qui lance une forme de défi menaçant à l’autorité judiciaire, administrative et politique dans son ensemble.

Des militants à juste cause, qui organisent des actions à la limite de la violence physique.

Des commerçants qui semblent ne pas comprendre l’offense que peuvent éprouver les Martiniquais devant une bibeloterie touristique véhiculant des images infériorisantes de l’homme noir.

Des appels sur les réseaux sociaux exprimant une hostilité envers la communauté Béké en tant que telle.

Des attaques personnelles de plus en plus violentes.

Ceci doit cesser .

J’appelle à l’apaisement et à une forme de bienveillance mutuelle, ce qui n’empêche pas le combat politique.

Si nous voulons vivre ensemble et voir grandir nos enfants et nos petits-enfants, dans une Martinique dynamique, lucide et en paix, nous devons absolument éviter les pièges de la surenchère verbale, de l’invective, de la menace, de l’intimidation.

 

J’appelle à l’apaisement. Notre pays en a besoin »