Retour sur une mobilisation qui a paralysé la Martinique pendant 38 jours. La conférence -débat  se déroulera en présence de Cécile Théodose, docteure en géographie humaine  et Justin Daniel, professeur de science politique jeudi 21 février  à l’université des Antilles de 18h à 20h à l’amphithéâtre Frantz Fanon, campus de Schoelcher.( Ouvert à tout public)

Par le biais des théories post-coloniales, conjuguées avec celles des mouvements sociaux, et du nationalisme, Cécile Théodose analyse le mouvement social de 2009 qui s’est déroulé en Martinique. Elle en a fait son sujet de thèse à l’université d’Edimbourg. Sa recherche de terrain s’est déroulée entre 2011 et 2012, et c’est à cette occasion  qu’elle a pu interviewer une centaine d’intervenants, incluant des manifestants, des contre manifestants, des membres du K5F (collectif du 5 février), ainsi que des membres de la communauté béké.
Ses recherches  se concentrent plus particulièrement sur la mémoire de ce mouvement. Ainsi sa question était de déterminer et d’analyser les liens et les liants sociaux qui se sont construits et déconstruits durant cette période. C’est donc avant tout une étude de la narration et du discours qui avait notamment pour but de  comprendre les déterminants permettant la construction mémorielle d’un mouvement social. En effet, force est de constater que la mémoire de ce soulèvement dit « historique », et souvent vécu comme unifiant, se fragmente encore aujourd’hui.
CK