Tribune – Olivier Berisson - Il est effarant de constater comment l’intelligence et le bon sens peuvent être mal menés par un électoralisme fanatique et désuet. Ce fanatisme est à la base d’une interprétation complétement inversée et erronée des rapports de la chambre régionale des comptes (CRC) relatifs au Prêcheur. Il convient d’indiquer que ce fanatisme peut être  manipulateur lorsque ses victimes font une lecture délibérément sélective de rapports commis par la chambre régionale des comptes de Guadeloupe, Guyane et Martinique. Sans tomber dans la guerre des clans et des cancans fanatiques et sectaires, nous essaierons de répondre de manière objective à certaines accusations portées à l’encontre de Marcellin Nadeau et relatives à la situation financière du Prêcheur. AN NOU LI POU KONPRANN

La dégradation de la situation financière de la  Ville du Prêcheur est antérieure à l’arrivée deMarcelin Nadeau à la tête de la municipalité : les observations de la CRC en attestent : « Cette situation a généré une capacité d’autofinancement négative en 2008 et 2009. La détérioration de la situation financière est structurelle et  n’est pas propre à ces exercices » (source rapport CRC 2009)

AVANT MARS 2008, la CRC observe une forte explosion des charges générales et en particulier des « fêtes et cérémonies 349.000€», et surtout, l’intégration dans le personnel de 36 contrats aidés, augmentant le budget de plus de 600.000€.Des mesures purement électoralistes d’un autre monde, qui n’ont pas servi à l’ancienne majorité, car elle sera tout de même battue.

Malgré ce lourd héritage, Marcelin Nadeau, élu maire en Mars 2008, s’est efforcé de combiner développement de la Ville, amélioration du mieux-être des habitants, maintien des avantages des employés municipaux et résorption de la situation financière calamiteuse dans laquelle l’avait laissée l’ancienne municipalité…..Et cela sans alourdir, de manière exagérée les charges fiscales des prêchotains. Il est à noter, par ailleurs, que le Maire Marcellin Nadeau et l’ensemble des membres du bureau municipal du Prêcheur ont décidé de renoncer à leurs indemnités, de 2010 à 2014, afin d’aider au redressement des finances municipales

Les efforts finissent par porter leurs fruits puisque dans son dernier rapport la CRC déclarait« Considérant que le compte administratif fait dès lors apparaître un résultat global de clôture positif, le résultat comptable (hors restes à réaliser) demeurant déficitaire même s’il a constamment diminué depuis le début du plan de redressement »…..tout cela dans une conjoncture locale, française et internationale particulièrement défavorable. Il importe de signaler que ce déficit occasionné par l’ancienne équipe, passe  de plus d’un million d’euros en 2010 à soixante-quinze mille euros en 2014.

Le redressement opéré par Marcellin Nadeau et son équipe municipale a été tellement spectaculaire qu’aucun adversaire n’a osé s’opposer à eux lors des municipales de 2014.

Précisons par ailleurs, qu’en dépit des difficultés financières de la commune, l’équipe municipale du Prêcheur, par le biais d’un partenariat avec l’agence des 50 pas géométriques et le Syndicat des Communes de la Côte Caraïbe et Nord Ouest (SCCNO), est en train de réaliser une station d’épuration destinée à satisfaire les besoins de  l’ensemble de la commune et d’une partie de la  ville voisine de Saint-Pierre en matière d’assainissement. Ce type d’effort salutaire en faveur de la préservation de la qualité des eaux martiniquaises peut-il être revendiqué par certains anciens maires de « grandes » villes, singulièrement dans le sud du pays ?

 

Photo : Marcellin Nadeau, Maire du Prêcheur et leader de « Nou Pep La »