Edito – Franck Sainte-Rose-Rosemond - C’est une campagne qui démarre tôt. Et qui va durer longtemps. une longue et difficile campagne… pour la Martinique et les martiniquais.

Les adversaires placent leurs premières lignes

La droite n’aura d’autre choix que de se rassembler derrière Yan Monplaisir, probablement seul capable de fédérer ses effectifs, pourtant maigres. Une pénurie aggravée par le transfert visible de Chantal Maignan vers la majorité régionale.

Ensemble pour une Martinique Nouvelle qui semble en ordre de bataille, devra néanmoins arbitrer quelques rivalités. Le meeting du dimanche 1er février organisé à grand renfort d’appels et de sms livrera la température de « l’état de l’union ».

Côté « patriotes » et sympathisants, les rangs se resserrent. Le nom de la tête de liste n’est pas annoncé, mais les organisations du « Gran Sanblé » de Ducos ont signé le 27 janvier la désignation des têtes de listes pour chacune des sections : Alfred Marie-Jeanne sur la section centre-atlantique, Francis Carole au Centre, Claude Lise au Nord, et Jean-Philippe Nilor au Sud.

Deux mauvaises nouvelles pour le « G20″, rétrogradé à G19 depuis ce qui s’apparente à un début de retour de Jean-Philippe Nilor au bercail… Le « groupe des maires », Bruno Nestor Azérot en tête, doit également s’inquiéter du choix de la tête de liste pour la section Nord. Claude Lise, secrétaire général d’un RDM divisé, représente néanmoins un candidat de poids. Ancien député du Nord caraïbe, l’ancien président du Conseil général bénéficie d’une image préservée, fait figure de sage, et pourrait contrarier les ambitions de Bruno Nestor Azérot qui a longtemps bénéficié de son entier soutien, mais également celles des membres d’EPMN qui se disputent le leadership sur cette section.

Onze mois de fanatisme, deux ans de ralentissement

Les dates ne sont pas encore connues, mais le mois de décembre semble toujours tenir la corde. Février à Décembre…Onze mois de campagne dure qui verront la presse stigmatisée par les fanatiques, « des supporters plus que des militants » comme le dit Olivier Jean-Marie dans un récente tribune – pas assez militante ou carrément aux ordres, sé silon.

Onze mois de fanatisme, mais deux ans qui vont voir ralentir l’activité publique « productive », pénaliser les entreprises tous secteurs confondus, et l’emploi. Un ralentissement à cause des précautions des prétendants vis à vis des textes réglementant la communication électorale (précaution dans la livraison des chantiers, des poses de premières pierres, des inaugurations, dans l’attribution des marchés, des manifestations sportives et culturelles, des opérations de sponsoring etc), à cause de l’indisponibilité des élus en campagne pour réfléchir et mettre en oeuvre l’action publique, à cause du temps qu’il faudra pour mettre en route la machine unique à partir de janvier 2016.

Prenez place, ça démarre.

@francksrr   @polpubliques