Dans un communiqué, le Préfet de la Martinique explique les motifs de l’immersion imminente du « Cosette » près de la Martinique, à 3000 mètres de fond. Une immersion sans dépollution préalable contre laquelle se sont élevées plusieurs associations et citoyens soucieux du respect de la biodiversité de la Martinique, et qui s’est effectuée – une fois de plus – dans le silence le plus absolu de l’ensemble de la classe politique, mis à part les tentatives désespérées et isolées de Garcin Malsa, conseiller général de Sainte-Anne.

Une solution « d’urgence » annonce le Préfet, à propos de laquelle l’on peut légitimement s’interroger. Le Cosette est à quai et à l’abandon depuis quatre ans, et sa dégradation n’est une surprise pour personne. Pourquoi avoir attendu ces dernières semaines pour mettre en branle les recours juridiques permettant sa prise en charge, et son déplacement vers des alternatives plus évoluées ?

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Le communiqué du Préfet

 

Dans la nuit, les services du Grand Port Maritime de la Martinique ont alerté la préfecture d’une importante dégradation de l’état du Cosette et de l’aggravation des infiltrations d’eau.

Ces éléments ont incité le directoire du Grand Port à proposer au préfet le déplacement sans délai du navire hors des limites administratives du Port.

Sur la base de ces informations, le préfet à tenu une réunion sur site dès 5h00 ce matin avec tous les acteurs et les experts, suite à laquelle il a donné son accord à la sortie du Port et a décidé de mettre en œuvre la procédure d’immersion, ultime recours en cas de péril grave et imminent.

En application des règles de l’article L218-45 du code de l’environnement et conformément aux engagements internationaux de la France dont elles font application, cette solution s’impose devant le danger grave et imminent que représente le naufrage du Cosette.

Cette immersion contrôlée intervient alors même qu’était prévue l’arrivée d’un bateau semi- submersible transporteur de bateau dans une dizaine de jours, solution jusque là retenu par l’État.