Alors que les personnels concernés devraient recevoir notification de leur suspension, le président du conseil exécutif de la Martinique a demandé au Gouvernement de ne pas prendre de mesures de suspensions de salaires et de droits sociaux à compter du 31 décembre. La réponse du gouvernement est très attendue. Une réponse complexe : s’il est difficile pour le gouvernement de penser dérogations quand l’immense majorité des français est déjà vaccinée (contre à peine 40% en Martinique), il est aussi difficile d’imaginer un arrêt de ressources brutal pour des centaines de personnes dans notre territoire déjà fragile, autant qu’il est difficile d’assumer une véritable mise en difficulté du fonctionnement des institutions du secteur sanitaire et social. 

Dans un courrier adressé ce jour au Premier ministre et aux trois ministres concernés (Travail, Santé et Outre-mer), le Président du Conseil Exécutif a rappelé qu’une telle mesure pourrait avoir pour conséquence de créer de nouvelles situations de précarité pour des milliers de famille en Martinique.

« Il s’agit de ne pas faire du 31 décembre un couperet qui risquerait de plonger des milliers de Martiniquais dans une nouvelle précarité qui renforcerait les inégalités déjà fortes dans notre société. Il convient de ne pas négliger le fait que les personnes non-vaccinées sont souvent des mères et des pères de famille et doivent à ce titre pourvoir aux besoins de leur foyer. »

Dans sa lettre, le PCE prône également le recours aux tests gratuits, en plus des mesures personnalisées annoncées par l’Etat, afin d’assurer la continuité des services de santé, tout en maintenant le niveau de protection nécessaire de chacun et de chacune face à la menace du virus.