Les deux députés ont engagé une démarche commune et adressé le 8 septembre 2015 un courrier à la ministre de l’éducation nationale sur la situation des néo titulaires mutés hors de Martinique,  dont la mutation « créerait des situations humainement inacceptables, et en complète opposition avec les valeurs portées par le gouvernement« . Dans un communiqué, les parlementaires rappellent que « l’attention de la rectrice a déjà été attirée sur cette situation, ce qui a permis de trouver une issue favorable à quelques-unes des demandes de réaffectation« .

Mais Serge Letchimy et Bruno-Nestor Azérot souhaitent aller plus loin que l’examen administratif et social des situations et placent désormais la problématique sous l’angle « de la nécessaire décision politique« . Et les élus d’invoquer « le défi majeur de la décroissance démographique et du départ de trop nombreux jeunes de la Martinique. Ces phénomènes aggravent le vieillissement de la population et la dépopulation de notre territoire« . Des motifs suffisants selon eux pour tenter d’obtenir auprès de la ministre un moratoire d’une durée de cinq années sur les mutations des enseignants.

 

Photo d’illustration : Les deux élus lors d’une visite de la centrale de bellefontaine