Edito - Le débat sur l’exclusion du « tchip » fait rage sur les réseaux sociaux, suite aux mesures prises dans certains établissements de l’hexagone. « Africain », mais également antillais, et guyanais, le « tchip » fait partie de notre culture. C’est effectivement, comme l’avait si bien vulgarisé Christiane Taubira il y a quelques mois, « un concentré de dédain ».

Dans un cadre familier, c’est un signe de désapprobation qu’il ne viendrait pas à l’idée d’un enfant d’adresser à un adulte. Enfin, en principe. Dans tout autre cadre, non-familier, entreprise, ou école, c’est un signe de défiance, d’insolence, voire de mépris. Faire tchip à un prof, ou dans une salle de classe, cela reviendrait à dire tout haut « n’importe quoi ! ».

Que le réflexe identitaire joue spontanément, quand nous avons le sentiment que l’on s’en prend à une caractéristique culturelle est normal… de prime abord. Mais la raison doit l’emporter. Que le prof ou l’adulte qui accepterait – en Guadeloupe, en Guyane, ou en Martinique – qu’un élève ou qu’un enfant lui adresse un gros tchip lance la première pierre à ceux qui ont décidé de refuser cette insolence en France !

@francksrr   @polpubliques / Photo : capture d’écran i-tele, taubira faisant un « tchip »