Communiqué – Garcin Malsa | Le Mouvement International pour les Réparations (MIR) et le Comité National pour les Réparations (CNR) dénoncent l’acte criminel dont a fait l’objet le jeune afro-descendant Théo. Cet acte perpétré par des policiers montre qu’en France, les groupes racistes, négrophobes sont organisés au sein même des forces de sécurité.

Ils sont prêts à faire montre de la plus terrible férocité notamment à l’endroit de la communauté africaine, afrodescendante qu’ils estiment moins structurée et par là même moins protégée que les autres.

Constatent que les violences policières et la férocité du viol qu’a subies Théo relèvent d’actes intentionnels se déroulant à l’aune d’une campagne présidentielle dominée par une forte idéologie protectionniste et anti-migratoire, pointant du doigt le faciès « non gaulois ».

Affirment qu’il s’agit là d’actes prémédités que la justice tend déjà à assimiler à un « fait banal », non volontaire et accidentel.

Remarquent que ce qui s’est passé à Aulnay-sous-Bois participe à une tendance qui, depuis quelques temps, œuvre à banaliser en France les violeurs racistes et rendre leurs méfaits « acceptables ».

Entendent à faire observer la possible coïncidence qui pourrait exister entre une telle stratégie globale anti-noire en France, comme aux Etats-Unis, et la forte prise de conscience des citoyens de la communauté sur l’enjeu des réparations liées à l’esclavage et à la déportation d’africains dite « traite négrière » transatlantique.

Insistent pour que tous les afrodescendants et panafricanistes fassent de la décennie des personnes d’ascendance africaine une période de justice et de respect de leur dignité humaine.

JUSTICE POUR Théo LUHAKA !