Hier, 12 juin, alors que le Brésil donnait le coup d’envoi de sa 2ème Coupe du monde de football, était célébrée la journée mondiale contre le travail des enfants. Journée organisée depuis 2002 par l’Organisation Internationale du Travail.

Au Brésil, les protestations sociales diminuent et tous les regards seront pendant un mois tournés vers le ballon rond. Mais le développement phénoménal du pays cache un grand mal social que le peuple a su faire entendre au monde entier ces dernières semaines. Et le travail des enfants est l’un des fléaux qui touche massivement le Brésil.

Selon l’UNICEF, près de 3,7 millions d’enfants brésiliens âgés de 5 à 16 ans travaillent en moyenne 28 heures par semaine. Ils sont le plus souvent exploités dans le secteur de l’agriculture, où la demande de main d’oeuvre augmente au même rythme effréné que les profits.

Pendant la coupe du monde, l’UNICEF veut alerter l’opinion publique et le gouvernement sur les risques d’exploitations des enfants, notamment à des fins sexuelles, ou de trafic de drogue, alors que toutes les écoles ont été fermées pendant l’évènement.

Ayant pris conscience de l’ampleur du phénomène, le gouvernement Brésilien a renforcé sa législation et ses moyens de contrôle. De son côté, l’UNICEF a développé une application pour smartphone, Proteja Brasil, qui permet de signaler en temps réel des abus sur des enfants et ainsi l’intervention rapide des forces de l’ordre et des autorités compétentes.

 

@jorisylvie