Tribune – Olivier Ernest Jean-Marie | Le président de la CACEM et maire de Saint-Joseph a été condamné le 24 octobre 2018 à 40 000 euros d’amende pour escroquerie et faux et usage de faux. Il conserve tous ses mandats.

Pour rappel, le 3 octobre 2018, le procureur avait requis 60 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité pour le président de la CACEM et Maire de Saint-Joseph.

Je suis habitant, citoyen, contribuable et électeur de la ville de Schoelcher et de la Martinique.

En ces qualités, j’imagine que le président de la CACEM et maire de Saint-Joseph présentera bientôt à ses administrés, à ses conseillers de la CACEM et de Saint-Joseph sa démission. Si telle n’était pas son intention, je suis convaincu que ses proches, ses alliés politiques de Saint-joseph, de la CACEM et sa famille le lui suggéreront fortement.

Pour quelles raisons me direz-vous puisque qu’aucune peine d’inéligibilité n’a été prononcée?

Eh bien parce que je pense que notre bonne justice nous met à l’épreuve. L’épreuve de la responsabilité et du courage.

Si le maire et président de la CACEM n’ a pas la lucidité de se démettre, je fais confiance aux maires de la CACEM, aux conseillers communautaires, aux conseillers municipaux, aux électeurs de Saint Joseph et à sa famille pour le ramener à la raison et lui expliquer qu’un élu, un représentant du peuple martiniquais ne peut plus rester en fonction s’il a été condamné pour escroquerie, faux et usage de faux.

Il est bien sûr évident que ce n’est plus possible en 2018 en Martinique.

Olivier Ernest JEAN-MARIE

Habitant, citoyen, contribuable et électeur
Le 7 novembre 2018