HONTE A CEUX QUI CONDAMNENT LE DIGNE COMPORTEMENT DE CLAUDE CAYOL ELU DE NOTRE PEUPLE FACE A LA MANIPULATION OPEREE PAR DES « ENSEIGNANTS » NOUVEAUX COLONS EN MARTINIQUE

« Des nouveaux et anciens colons inquiets du fait de la consultation du 10 janvier 2010 , avec leurs complices UMPPM et alliés fomentent et complotent tout azimut dans le but de nuire à l’image des représentants élus du peuple caribéen martiniquais !

AWA !

Claude CAYOL n’a fait que constater dans l’enceinte du hall de l’hôtel de la Région Martinique, que des lycéens mineurs pour la grande majorité, étaient accompagnés par des professeurs dont certains venus du froid, « des blancs », avaient un comportement de leaders, mal habillés, mal coiffés, dégageant une odeur laissant penser qu’ils ne se baignent pas, et aux commandes de la foule lycéenne majoritairement «ti nègre » dont faisait partie ses propres petits enfants.

Qu’y a t –il de raciste dans ces propos de CAYOL constatant ces faits ?!!!

Faits relatifs à la tenue de certains enseignants (heureusement pas tous !), souvent nouvellement débarqués et venus du froid; faits racontés et vécus, que de nombreux parents d’élèves connaissent et qui leurs sont rapportés par leurs enfants, élèves en classes primaires, au collège, au lycée.

Qu’y a t –il de raciste de constater que certains des professeurs non enfants du pays, sans respect d’une certaine déontologie d’enseignant, tel un « détournement de mineur », une incitation à violence contre leur mères et pères, téléguident des lycéens enfants du pays, en les encourageant à venir empêcher une assemblée d’élus du peuple censés représenter l’autorité du pays.

NON ! le racisme c’est vraiment autre chose !

C’est dans ce contexte de pays colonisé, post esclavage, post « code noir », où se furent des non béké et des non blancs qui se trouvaient esclaves, où toujours des maîtres de l’économie actuelle, de l’enseignement, … sont essentiellement et majoritairement européens que l’on cherche a accusé de propos racistes, un élu du peuple martiniquais, ancien grand sportif, professeur en retraite .

Un peu comme il y a quelques mois, le leader du LKP, E. DOMOTA était ainsi accusé en guise de vengeance par ces colonialistes français (par définition raciste) de propos prétendus « racistes et d’incitation à haine raciale », lorsqu’il dit que ceux qui ne signeront pas l’accord obtenu pour un mieux être des guadeloupéens et de la Guadeloupe devront quitter la Guadeloupe, en ajoutant avec raison qu’il n’est pas question de laisser des béké rétablir l’esclavage.
Des propos d’Elie DOMOTA, donc antiesclavagiste, anticolonialiste, pour une sauvegarde de l’ humanité !

Cynisme : sa ki bon pou zwa, pa bon pou kanna !

Des leaders d’Etats colonialistes ne sont pas déclarés racistes lorsqu’ils disent :

« La France, tu l’aimes ou tu la quittes! »
et des leaders anticolonialistes (forcement antiracistes) sont qualifiés judiciairement et déclarés être des racistes, lorsqu’ils veulent que des racistes quittent leurs pays; Autrement dit que des personnes se prétendant supérieure, en tout cas en position de dominants, de profiteurs, majoritairement blancs vis à vis de non blancs dans la colonie sous administration française, aimant certainement ces pays insulaires tropicaux, mais certainement n’aimant pas leurs peuples guadeloupéen, martiniquais, guyanais, … quittent leurs pays.

« Quit India » (« quitter l’Inde ») disait encore le Mahatma GHANDI aux colonialistes européens anglais.

Les ressortissants européens et autres résidents dans nos pays caribéens américains dans ces situations de colonies apartheid administrées par la France, qui se savent non profiteurs, et qui souhaitent continuer à y vivre, mais surtout à oeuvrer à la construction d’un autre monde, d’un monde décolonisé, de justice et réparations suite aux crimes contre l’humanité, et de partage des richesses, ont déjà choisis et compris que par définition le colonisé (qui se trouve être de fait dans notre Amérique, noir, blanc, kako, rouge, jaune, …) ne peut être raciste; Il ne se sent en rien supérieur au colonialiste qui se trouve être européen et leucoderme (caucasien), et qui cherche à le dominer en permanence.

Je suis solidaire de Claude CAYOL,

Non point parce qu’il a été mon professeur au lycée Schoelcher en 1982, non point en militant politique de son parti (je ne suis pas militant au RDM !) ; non pas encore parce que je connais son courage physique et moral éprouvé un 6 décembre 1987, face aux forces de répression tentant de nous empêcher de pénétrer sur la piste de l’aéroport Aimé CESAIRE, le jour où nous avions interdit à des leaders européens du racisme de fouler le sol de notre patrie, Claude CAYOL d’ailleurs désobéissait aux consignes de son parti de l’époque : le PPM qui dénonçait ceux qui pénétraient bravement sur la piste d’atterrissage ; … non pas en qualité de martiniquais, …

OUI ! je suis solidaire par honnêteté intellectuelle, contre le mensonge colonial, comprenant bien la définition du racisme, et connaissant la propension de l’appareil d’un Etat colonialiste, singulièrement français, à falsifier des faits, à confondre, détourner, dévoyer, ses propres textes, ses propres définitions, ses propres dictionnaires.

Et je témoigne ici, pour confirmer les propos de Claude CAYOL dans le hall de la Région Martinique, disant qu’étant lui même enseignant martiniquais et professeur au lycée Schoelcher, par déontologie, comme bon nombre de ses collègues, il ne s’est jamais , au grand jamais, permis d’influencer, d’inciter nous autres lycéens martiniquais à la grève, à manifestations hors du lycée. Alors que je peux encore dire qu’il en avait l’opportunité avec d’autres professeurs martiniquais, à qui nous lycéens ayant créé un « Comité de lutte », nous nous adressions pour nous soutenir dans nos actions, et recevions comme réponse soutien moral et non présence effective de ces professeurs que nous savions militants politiques et syndicaux, pourtant concernés par nos revendications ; ce que nous ne comprenions pas sous le coup, mais qu’avec recul nous en comprenions la raison ; en effet, à l’époque nul ne pouvait dire qu’il existait manipulation de lycéens, car nous manifestions sans parents et sans professeurs à nos côtés, dans les rues, à la Préfecture, au Rectorat. C’était l’époque où des lycéens martiniquais au risque de l’expulsion, avaient manifestés depuis Trinité et finis par raccompagner physiquement à l’aéroport du Lamentin des professeurs venus du froid, débarqués en Martinique et ayant comportements racistes. »

Marcel BOURGADE

Ancien représentant des lycéens au Conseil d’Administration du lycée Schoelcher

(élu par l’ensemble des chefs de classes de 1980 à 1983)
Fondateur et directeur de publication du journal lycéen « La cour dort ! »