Lors d’une rencontre organisée le 1er juin 2014 à l’Atrium à Fort-de-France autour de la situation en Haïti, une journaliste Haïtienne a confié avoir pour la première fois craint pour sa vie lors de son récent séjour en Haïti. Il a été observé qu’à chaque période de renouvellement du mandat de la MINUSTAH, on assistait à une recrudescence délibérée d’actes de violence pour servir de prétexte au maintien de ces « troupes d’occupation ».

Un autre jeune journaliste, Wendy Phele, a témoigné de l’agression dont il a été victime le 17 mars 2012 d’une tentative d’assassinat, il a reçu deux balles dans le ventre et une au poignet, laissé pour mort, il a pu être opéré d’urgence et a du subir une ablation d’un rein. Wendy a pu identifier son agresseur en la personne du garde du corps du maire de la ville de Thomonde à l’époque. Ayant reçu par la suite de nouvelles menaces de mort, il s’est réfugié en Martinique où il a fait une demande d’asile politique. [ci-après la lettre que le directeur de RSF (reporters sans frontières) a adressé alors au consul de France en Haïti.]

Pour les participants à cette réunion, l’explication de cette violence  est aussi  à rechercher dans le fait que le pays tout entier est touché par une vague de manifestations contre le pouvoir de Martelly-Lamotte. Des actes de répression et d’intimidation (notamment contre sénateur Moïse dont il a été largement fait état lors de la réunion),  ayant pour but de créer un climat de terreur et tenter de briser une mobilisation  populaire  qui fait réapparaître le spectre  des mouvements ayant précédé le déchoukaj de Baby Doc le 7 février 1986.

RSF – Phèle – Consul

Ch K