Tribune – Guy Ferdinand - M. le président je vais devenir fan de vos propos. « je suis venu pour me battre et pour gagner »
Moi aussi, M. le président,  je me bats au quotidien et parfois je gagne aussi. Entrepreneur du Nord Caraïbe, je me bats dans le secteur touristique afin de faire un produit dont vous saurez être fier en cette période électorale.

Avec les compétences grandissantes de l’ensemble de nos collaborateurs, nous progressons chaque jour et apportons une pierre supplémentaire à la construction de la Martinique. Nous aimerions, M. le président, pouvoir le montrer au monde entier en temps réel. Notre insularité est certes très joyeuse mais encore trop porteuse de handicap. Au troisième millénaire, malgré les investissements réalisés par votre collectivité, nous sommes encore à l’âge de pierre… Impossible pour nous d’avoir un accès internet haut débit digne de ce nom.

Nous sommes aujourd’hui facturés 80 euros par mois pour 20 méga-octets de débit. Nous n’atteignons jamais ce flux. La solution la plus simple, nous ont dit les techniciens en télécommunication, serait de passer en SSL… pour 300 euros par mois.

Ce n’est pas juste, M. le président : malgré la performance de nos équipes, nous ne pouvons jouer à armes égales avec les entreprises nationales ou celles des îles avoisinantes. Comme j’aimerais pouvoir montrer à la planète entière en temps réel les sauts dans les vagues des dauphins du Carbet, son coucher de soleil « aux arômes de vanille » que la Thaïlande nous envierait. Comme je pourrais encore plus faire aimer ma Martinique et ainsi coller au plus près de vos voeux de tourisme hors pair.

Vous postulez, selon vos dires, pour la présidence de notre future collectivité unique. Moi, moins ambitieux, je postule au haut débit que vous nous avez promis. Donnez-nous, M. le président, les moyens d’abonder votre politique touristique. Boostez nos communications.

Connaissant le style tonique de votre députation, j’attends vos questions au gouvernement sur ce sujet économiquement vital, maintenant que vous êtes intime avec François et Manuel. Je reste pendu à vos dires et écrits… vous pouvez me citer si vous manquez d’arguments car j’aimerais beaucoup que le reste du monde soit pendu à ma « Martinique en temps réel ».

M. le président, à armes égales, beaucoup d’entreprises martiniquaises sont aussi performantes que les autres ; donnez-nous les moyens de nous battre et de gagner, tout comme vous.

Au plaisir de vous lire,

Guy Ferdinand