Le collectif « Préservons le patrimoine de la baie de Fort-de-France » se félicite de la prise en compte de ses craintes par le Grand Port Maritime de la Martinique. Le projet d’extension, pourrait en effet être ramené à 6 hectares au lieu de 12, sans extraction de matériaux dans la Baie. Une avancée nuancée par l’absence de formalisation de ces engagements, et par la volonté de la Préfecture, qui tout en prenant acte de ces nouveaux éléments, n’entend pas modifier son arrêté.

Le communiqué du collectif

« C’est Noël, le Grand Port Maritime de Martinique a écouté nos arguments, l’extension du port est désormais réduite à 6 hectares au lieu de 12, et une première phase de 3ha pour l’extension Sud sera réalisée sans aucune extraction de matériaux dans la baie de Fort-de-France, et sans dragage de sédiments. Félicitations aux ingénieurs du port.

Mais le collectif n’a reçu aucun élément écrit garantissant ces avancées, il lui a pourtant été demandé le 19 décembre au Conseil Régional, en présence du préfet, de faire confiance aux autorités, le temps de trouver une solution « concertée » pour l’extension Nord, et de retirer le référé suspension auprès du Tribunal Administratif.

La magie de Noël s’est estompée quand le préfet a refusé de modifier l’arrêté d’autorisation dans le sens d’une plus grande protection du milieu naturel, en citant le dicton « qui peut le plus, peut le moins » : l’arrêté autorise le port à s’étendre sur 12 hectares et à prélever 800 000m3 dans la baie, par conséquent si le port réduit la superficie de son extension et réduit ses prélèvements dans la baie, c’est tant mieux, inutile de modifier l’arrêté préfectoral.

Récemment échaudés par l’affaire du « Cosette », rendez-vous a donc été pris au Tribunal Administratif le 6 janvier 2015 à 8h30, si la date n’est pas déplacée par la préfecture visiblement prise de court.

Signalons que la Ministre de l’Ecologie a fait savoir aux préfets de Guadeloupe et Martinique par visioconférence le 18 décembre qu’elle refuse le commencement des travaux portuaires tant que toutes les réponses n’auront pas été apportées aux populations, quant aux justifications des projets d’extension, au bien-fondé de ces projets pour les martiniquais et les guadeloupéens, et quant à la protection de la biodiversité des milieux, car aucun de ces projets n’a été reconnu par l’Etat comme étant d’intérêt général. »
Bonnes fêtes!  »