François Fillon, le candidat de la droite à l’élection présidentielle a été mis en examen pour détournement de fonds publics et recel d’abus de biens sociaux, dans l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs de son épouse et de ses enfants comme assistants parlementaires. Une procédure qui intervient avec 24 heures d’avance à la demande du candidat, pour éviter davantage d’interférences avec le calendrier officiel des élections. Le candidat, qui avait annoncé au début de l’affaire qu’il ne serait pas candidat en cas de mise en examen, poursuit sa campagne malgré les nombreux soupçons d’indélicatesse avec l’utilisation des fonds publics, et ceux de conflits d’intérêts avec de grands acteurs économiques.

Une indélicatesse dont il ne serait pas le seul coutumier. Plusieurs autres candidats sont également sur la selette, tels Marine Le Pen (sur la rémunération de ses collaborateurs de parti par le parlement européen) ou Emmanuel Macron (soupçonné d’avoir mené des actions « de campagne » avec les fonds publics, ou encore d’avoir organisé sans appel d’offre une grande réunion avec des chefs d’entreprises français aux Etats-Unis.

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