Les sondages et l’extrême-droite ont une nouvelle fois été mis en échec aux Pays-Bas. Alors que tous les observateurs prédisaient une possible victoire de l’extrême droite de Geert Wilders, c’est le parti libéral déjà au pouvoir qui a remporté le premier tour de scrutin, reléguant ses adversaires au second plan. Malgré la montée en puissance de cette extrême droite anti-islam et anti-europe, l’électorat a majoritairement maintenu sa confiance aux partis de gouvernement traditionnels.

Un mouvement d’ailleurs identique à celui des USA, où Donald Trump a gagné grâce au système de démocratie indirecte, et malgré un vote citoyen majoritaire en faveur de Hillary Clinton.

Dans ce contexte proche de la situation française de montée du populisme d’extrême droite, le vote néerlandais rassure, et alimente les prévisions d’une possible absence de Marine Le Pen du second tour des présidentielles. Entre un Emmanuel Macron qui fait le grand écart entre propositions sociales et libérales, et la forte droitisation d’un François Fillon, Marine Le Pen se normalise.

Et peut-être la limite de la dédiabolisation se situe t-elle là : dans la normalisation du FN, et le choix d’un autre candidat plus crédible dans ses propositions économiques et sociales.

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