Le candidat à la primaire de droite a cédé à la tendance extrémiste en vogue en France. Dans un discours prononcé le dimanche 28 août, l’ancien premier ministre a fait à sa manière l’éloge de la « colonisation positive », estimant que « la France n’est pas coupable d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique », et que les jeunes français « apprennent à avoir honte » de leur histoire. Un discours par ailleurs très largement consacré au débat sur l’immigration, le terrorisme, l’islamisme et l’identité française, faisant de ces éléments les problématiques majeures du mal français. 

Fond de pensée ou tactique de conquête de l’électorat accessible aux discours populistes, François Fillon s’inscrit ainsi sur cette thématique de l’esclavage de la colonisation et de la mémoire dans le droit fil de Nicolas Sarkozy, et des personnalités  nombreuses dans son camp parmi lesquelles la pensée d’extrême droite s’épanouit. 

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