« Plusieurs citoyens réunis spontanément, demandent à Mrs MARIE JEANNE, LISE ET LETCHIMY de conclure d’urgence ce compromis du bon sens.

Le débat a atteint un tel niveau de caricature, que l’électeur s’en trouve perturbé au point que l’orientation de son vote sera dictée plus par l’émotion que la raison.
C’est à longueur de journée que les citoyens s’émeuvent et s’exclament, comment et pourquoi nos élus n’arrivent pas à se parler, à s’entendre !

Il nous est insupportable d’assister à l’infantilisation du martiniquais et de voir la classe politique accepter volontiers que toutes les règles du jeu soient entre les mains du maître, qui distribue à dessein, sucettes, petites caresses, promesses qui n’engagent que ceux qui y croient, engueulades et injonctions !

Des investisseurs étrangers et locaux de plus en plus nombreux ne veulent plus investir en Martinique, notre société est porteuse d’instabilité et produit du désenchantement, nos comportements individuels et collectifs y contribuent très largement. Nous demandons à nos élus de ne pas sur ajouter par des divisions incessantes, le débat démocratique nécessaire doit se dérouler avec plus de sérénité.

Nous prenons cette initiative pour faire entrer la Martinique dans une période de sa vie politique apaisée pour que tous nous soyons mobilisés autour de notre projet de développement et de société.

A tous les grands esprits de ce pays, si prêts à une sur production intellectuelle et buccale abondantes, nous leur disons que nous revendiquons l’imperfection de notre démarche et que le seul risque que nous prenons, c’est de réussir !

A tous les compatriotes qui par notre déformation maladive à l’anticipation négative, ne pourront s’empêcher d’envisager notre initiative que par l’échec,

il n’est point nécessaire de se pincer pour savoir que l’on est bien en vie !

A tous les citoyens, artistes, politiques, jeunes, tous ceux qui peuvent œuvrer pour la rencontre entre les hommes, nous vous demandons par d’amicales pressions d’intervenir auprès de nos politiques.

Nous avons pris soin de rédiger ce texte pour éviter d’interminables palabres et ne donner aucune occasion de faux fuyants !

Notre initiative n’arrive pas trop tard ! il appartient aux élus de se hisser à la hauteur de l’enjeu ! Seule la Martinique y gagnera !

Pour que demain, personne ne dise que des citoyens n’avaient pas alerté et pris cette initiative !!!

Aux présidents du congrès, rien ne peut être déjà bouclé !! »

LE COMPROMIS DU « BON SENS »

Par de mutuelles concessions, Mrs MARIE-JEANNE – LISE – LETCHIMY sauront-ils conclure ce compromis politique ?

Considérant, les attentes exprimées par les citoyens :
- Stopper la descente de la Martinique dans l’enfer de la drogue
- Redonner à notre jeunesse les bonnes valeurs
- Apporter des solutions au problème de la vie chère
- Disposer de leviers de décisions
- Relancer la machine économique
- Ramener l’apaisement entre les politiques,

Ils conviennent ce qui suit :

1 – SORTIR LA MARTINIQUE DU STATU QUO

La nouvelle collectivité doit avoir la pleine capacité juridique et technique pour intervenir de manière non exhaustive dans :

- Quelle compétence ?

Agir avec l’état dans la surveillance du territoire (sécurité civile) périmètre du trafic de stupéfiants

Définir avec l’état les règles du commerce et des contrôles douaniers

Définir les règles dans l’aménagement du territoire en particulier dans l’urbanisme commercial

Déterminer, les règles dans la nomination des enseignants et les contenus pédagogiques dans l’éducation nationale

Initier, encadrer, agréer les activités financières

- Pour quoi faire ?

lutter contre le trafic de stupéfiant avec plus d’efficacité

Garantir à la population une qualité dans les importations, ne laisser entrer sur le territoire que des produits labellisés écologiques

Redéfinir les règles de l’équipement commercial pour réorganiser notre appareil commercial, mettre fin aux abus de position dominantes et autres anomalies dans la grande distribution et aux rentes de situation de la société de comptoir

Pour mettre en place un vaste plan en direction des jeunes enfants dans le champ du développement personnel, le développement de la culture entrepreneuriale et de manière urgente remettre en place les bonnes valeurs.
Mettre fin aux pratiques de « chasseurs de primes »

Libérer des activités financières afin d’optimiser les sources de financement dont pourraient bénéficier notre économie et contrôler les flux financiers qui quittent la Martinique

- Comment faire ?

En mutualisant les moyens humains techniques et financiers avec l’état dans la surveillance, le contrôle et la protection du territoire

En déclinant un cahier des charges des importations opposables aux opérateurs commerciaux

En fixant de nouvelles règles en matière d’équipement commercial et dans les implantations commerciales

En construisant un contenu pédagogique en lien avec la culture entrepreneuriale, le développement personnel… à enseigner à coté des matières fondamentales.

Utiliser toutes les formes d’intervention pour remettre de l’ordre et contrer l’inversion des valeurs.

Mise en œuvre d’une ingénierie financière – Passation d’accords financiers avec des partenaires internationaux.

Montage de dispositifs de financement de l’économie.

2 – REPONDRE AUX INQUIETUDES

Afin de lever les inquiétudes exprimées :
Décident d’ajouter au projet une plus grande dominante, d’identité législative.
Décident de privilégier l’exercice de compétences partagées avec l’Etat comme période d’expérimentation.

3 – CONTOUR DE LA LOI ORGANIQUE

Il est décidé :

- Soit de réintégrer les compétences exclusives souhaitées dans les compétences partagées
- Soit de réajuster le choix des compétences exclusives en évacuant les risques financiers éventuels.

4 – METTRE FIN A LA SPECULATION SUR LE FONCIER ET FAVORISER L’EMPLOI DES MARTINIQUAIS

Décident de bâtir un dispositif suffisamment contraignant pour stopper la spéculation foncière, l’arrivée de chasseurs de primes ,et qui sauvegarde en même temps notre statut de RUP.

5 – PARTAGER UN PROJET DE DEVELOPPEMENT ET DE SOCIETE POUR LA MARTINIQUE

Conviennent à partir du SMDE et de l’Agenda 21 de revisiter les hypothèses afin de prendre en compte les attentes sociétales exprimées :
- La lutte contre la culture et les structures du système de la « PWOFITATION »
- Prise en compte de la question des femmes
- Mise en œuvre d’actions pour une communauté de vie et de destin apaisée.

6 – LE MODE DE SCRUTIN
L’avènement d’une assemblée unique va entrainer l’existence de deux mandats électifs locaux, le maire et le conseiller territorial.

Conviennent que le mode de scrutin doit avoir les caractéristiques suivantes :

- L’issue du scrutin, les rapports de force dans l’assemblée ne doivent pas être joués d’avance. L’incertitude doit caractériser le scrutin.
- Aucune partie du territoire ne doit être sur représentée
- Le refus du charcutage électoral
- Le scrutin doit favoriser le renouvellement de la classe politique
- Le nombre de mandatures limité à deux
- Eviter qu’un seul individu ne détienne le mandat de maire et de conseiller territorial
- Le scrutin par son mécanisme, ne doit exclure aucune tendance. La barre des 5 % est exclue.
- La parité maintenue

Afin de répondre à deux préoccupations :

- Permettre à tous les électeurs de la Martinique de s’exprimer sur les listes en présence
- Permettre une représentation territoriale

Il est décidé,
- Que 70 % des élus seront désignés par un scrutin de liste à la proportionnelle, le collège électoral est l’ensemble du territoire
- Que 30 % des élus seront désignés par un scrutin de liste à la proportionnelle, le collège électoral est la circonscription législative. Chaque circonscription législative aura un nombre égal de représentants.

7 – DELIBERATION DU CONGRES DES ELUS

Les présidents du congrès s’engagent à réunir le congrès pour faire approuver ces modifications.

8 – CONSIGNES DE VOTE

Après avoir entériné, l’ensemble de ces modifications appellent la population à voter oui pour ce projet modifié le 10 Janvier 2010, pour signifier la fin du statu quo et l’ouverture de la marche vers la responsabilité.

9 – ENGAGEMENTS JUSQU’A LA MISE EN PLACE DE LA COLLECTIVITE UNIQUE

Les deux ans à venir, 2010 – 2012, soient consacrés à une large consultation de la population à la fois sur les changements sociétaux demandés et ses propositions en vue de la négociation avec l’Etat du contenu de la loi organique.

Contact : Edmond Placide.