Tribune - François Paulmin | L’État reconnaît ses responsabilités en matière de contamination de sol, mais notre collectivité doit retrousser ses manches parce qu’il représente cet État en Outre-Mer. Le débat est clos. Faisons face à cette réalité qui nous accompagne au quotidien dans notre agriculture.

 

Étape 1 – La collectivité doit réquisitionner un terrain contaminé pour mener à bien une étude sur l’état du sol afin d’installer son unité d’analyse.

 

Étape 2 – Son unité d’analyse doit être composé d’hommes et de femmes compétents afin de mettre en lumière la composante de la molécule de la chlordécone dans le sol. Tout cela demande l’installation d’un mini laboratoire pour mener à bien cette recherche.

 

Étape 3 – La molécule est identifiée  ensuite on passe à la partie la plus délicate c’est –à- dire faire des prélèvements de végétaux qui pourront après un processus naturel de décomposition, dissoudre cette molécule dans le sol.

 

Étape 4 – Prélèvements de végétaux dans l’environnement et analyse. Nous avons en notre possession une synergie de plantes qui après analyse correspond à notre équation chimique qui neutralise la molécule de la chlordécone.

 

Étape 5 – Notre produit naturel de décontamination est identifié et efficace à 100%  après analyse en laboratoire en quelques jours.

 

Étape 6 – La Martinique a commencé son processus de décontamination du sol à grande échelle. Le monde entier est au courant de ce produit qui peut être liquide ou sous forme de poudre.

 

Étape 7 – Une usine a été construite dans le nord de la Martinique afin de répondre au besoin du marché parce que pas mal de pays ont utilisé la chlordécone. Cette manufacture emploie plus de 200 personnes et est ouverte 24h/24.

 

Étape 8 – La France devient le premier pays exportateur de décontaminant naturel pour l’environnement grâce à l’audace du procès de la chlordécone aux Antilles.