C’est la ville du Marin, fief de son président d’honneur, que le Parti Progressiste Martiniquais avait choisi pour faire sa rentrée politique ce dimanche 12 octobre 2014. Une rentrée cruciale, à la veille des élections territoriales de 2015 liées à la future collectivité unique de Martinique.

Autour du président du PPM ce dimanche, les maires PPM bien entendu, du Marin, de Fort-de-France, de Basse-Pointe ou de Bellefontaine, mais également les maires d’autres communes – Nicaise Monrose, Maire de Sainte-Luce ou Athanase Jeanne-Rose, Maire de Saint-Joseph - dont la présence laisse augurer des rapprochement futurs. Les leaders des partis et mouvements alliés étaient également présents, à l’image de Vivre à Schoelcher, de Bâtir le Pays Martinique ou du Mouvement Populaire franciscain. Et au-delà, presque chaque commune est représentée par un élu d’opposition, un militant, un candidat, et parfois même un ancien adversaire au PPM, tel que David Dinal, venu représenter l’Alliance arlésienne, groupe d’opposition à Eugène Larcher.

Sud, Nord, Centre… Serge Letchimy a tracé zone par zone les grands enjeux de l’ensemble du territoire, et a confirmé – comme à la veille des régionales de 2010 - le choix stratégique d’une large union autour de son parti. Les bases de la future campagne sont donc posées, et les municipales (au Saint-Esprit, à la communauté de l’espace sud, à Sainte-Anne, à Rivière Pilote…) ont laissé des traces dans les rangs des adversaires de la majorité régionale. Face à une droite qui semble partir divisée, et à une opposition de gauche MIM-RDM-PALIMA-MODEMAS qui semble également chercher son unité, le PPM et ses alliés ont fait dimanche une démonstration de force en vue des échéances à venir. Mais la campagne sera longue, et les rebondissements possibles.

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