Tribune – Jean Abrosi - Notre région Nord-Caraîbe demeure quasiment abandonnée économiquement parlant et je ne pense pas que les choses vont changer de sitôt. Et pourtant,nous avons les plus beaux sites naturels de la Martinique, nous possédons des atouts touristiques indéniables, une ville d’art et d’histoire connue du Monde entier.

C’est vrai que le Conseil Régional de Martinique a entrepris un programme fort intéressant du Grand Saint-Pierre qui pourrait avoir des retombées économiques sur toute la zone Nord-Caraïbe. Mais ne risquons nous pas d’avoir un vide quant à la représentation de ce Nord-Caraïbe au sein de la CTM ? Qui sont les candidats de la section Nord susceptibles d’être des porte-parole de cette région Nord-Caraïbe au sein de l’assemblée territoriale ? Notre population électorale est-elle assez au courant de ces élections de fin décembre 2015 ?

Il est presque certain que les abstentionnistes seront aussi nombreux et que nos candidats potentiels soucieux de l’avenir des communes du Nord-Caraïbe ne seront pas élus, compte tenu du mécanisme électoral appliqué dans ce type d’élection. Au jour d’aujourd’hui, on ne voit se détacher que 2 listes, celle du MIM et ses alliés et celle d’Ensemble Pour Une Martinique Nouvelle. La plupart des électeurs de la région caraïbe ne s’y retrouvent point, aussi resteront-ils chez eux en ce dimanche de décembre 2015. En effet, aucun candidat de la liste du MIM ne pourra attirer les électeurs du Nord-Caraïbe. Seul le maire du Prêcheur, Marcellin NADEAU pourrait sauver la mise. Malheureusement, le schisme entre le MIM et le MODEMAS empêche toute union de la Gauche indépendantiste ou souverainiste.

Le PPM par contre a dans son escarcelle les pions qu’il saura avancer sur l’échiquier électoral du Nord-Caraïbe et grâce à son implantation dans la zone de Schoelcher à Saint-Pierre en passant par Morne Vert, Fonds-St-Denis et Morne Rouge, il est à parier qu’une majorité de candidats d’Ensemble pour une Martinique Nouvelle sera élue grâce à un plus fort pourcentage de voix. Nous serons loin de la préoccupation que se faisait le conseiller général proche de ses électeurs de proximité dans son canton- commune. Le Conseiller Territorial appartient avant tout à un groupe politique et ne vote que les projets arrêtés par ce groupe.