Communiqué – Alain Abaul et Alain Limery - Le CNCP  a  clairement exprimé et porté son soutien à la liste NOU PEP LA pour une Martinique Vivante, citoyenne, Solidaire et écologique lors des élections à la collectivité territoriale de Martinique qui se sont tenues les 6 et 13 décembre 2015. Aussi nous ne pouvons rester insensibles aux accusations émanant de responsables de la liste du Gran Samblé  suite aux requêtes en annulation de ce dit scrutin par un citoyen.

On aurait pu croire, qu’ayant gagné ce qu’ils appelaient « la mère des bataille » (les élections à la CTM),  le MIM et ses alliés seraient principalement occupés à montrer, par leur bonne gestion et par la qualité des mesures prises pour redresser la situation, qu’on avait  eu raison de leur faire confiance. Eh bien  non !

Dans un contexte où, comme tous les autres peuples du monde nous devons faire face aux conséquences d’un pillage accentué par les exploiteurs, aux effets dévastateurs, déjà en cours, du changement climatique, aux menaces de guerre et de terrorisme, alors que tout individu responsable sait que seule une union renforcée et la plus grande cohésion nous donneront les forces nécessaires pour affronter victorieusement tous ces défis,  ces mêmes personnes  qui ont fait alliance avec la droite assimilationniste et libérale – au prétexte qu’il fallait réunir tout le monde pour le bien de la Martinique –  organisent des campagnes agressives  de désinformation pour tenter de discréditer une organisation telle que « Nou pep La » !

Que cachent donc ces manœuvres ?

D’abord, il s’agit, en se présentant comme victimes de complots inventés de toute pièce, de détourner l’attention de l’opinion publique et d’éviter que la population se pose de vraies questions sur la persistance des difficultés. Il s’agit de présenter des leurres aux électeurs qui leur ont fait confiance et de se donner par avance des excuses au possible manque de résultat. Ceux qui relaient ces attaques de façon intensive  sont, soit des fanatiques motivés par des intérêts individuels, soit des victimes de l’ignorance et de la désinformation.  Il est assez amusant d’observer les réactions de ceux-ci : quand leurs dirigeants lancent des accusations mensongères ils les relaient abondamment. Quand les réponses sereines  arrivent, pour clarifier, ils chignent :   «Il ne faut pas faire de cancans, il ne faut pas de division! »

D’autre part, il s’agit d’une stratégie politique visant à garantir la pérennité de l’alternance entre partis intégrés au système et à interdire le développement d’alternatives. « Nou pep la »   a annoncé son intention de développer une vigilance constructive et de continuer  à organiser la lutte sur le terrain, alors il faut l’éliminer ! Personne ne doit venir gêner le jeu du moratoire! Personne ne doit pouvoir poser des questions gênantes : « vous dénonciez ceux qui n’avaient pas créé les 5OOO emplois promis et n’avaient pas mis fin au chômage. La tendance va-t-elle s’inverser désormais ? ».  « La « pwofitasyion »  des multinationales, de la grande distribution et  de l’Etat français va-t-elle diminuer ? » Etc.

En fait, toutes ces provocations  viennent  de personnes  qui ne veulent pas que le système soit remis en cause  parce qu’elles bénéficient de privilèges ou de situations de rente.  Au passage, on notera que les mêmes qui tentent de disqualifier telle personne en disant (mensongèrement) qu’elle aurait  été « nommé par le préfet », trouvent légitimes leurs diplômes décernés par les jurys de l’occident  ainsi que leurs propres nominations.

Beaucoup d’électeurs s’étaient laissé convaincre par l’argument du vote « utile ». Il fallait en priorité, disait-on, chasser l’équipe en place.  La question est maintenant de savoir  qui acceptera de cautionner des attaques éhontées  menées contre une organisation qui porte sa contribution à la construction d’une Martinique Vivante, citoyenne, Solidaire et écologique et qui, au contraire, alimentera sainement le nécessaire débat d’idée, renforcera la cohésion nationale et poussera plus loin la lutte pour la décolonisation et l’émancipation sociale.

Pour le CNCP, le président Jean ABAUL, le porte parole Alain LIMERY