Monsieur le Préfet de Région

Monsieur le Président de l’Exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique.
Monsieur le président de l’Assemblée de la collectivité Territoriale de la Martinique
Monsieur le président de la Chambre d’Agriculture
Monsieur le Président de la Chambre des Métiers
Madame la Présidente de la C G PM E
Monsieur le Past Président, Cher Manuel
Mesdames, messieurs, membres du personnel de la CCIM

Ayant privilégié l’union, en présentant une liste unique soutenue par la CGPME, la FTPE, et le MEDEF l’enjeu de l’élection, que nous venons de vivre, était avant tout le taux de participation… Il représentait le vrai baromètre de notre «légitimité» auprès des interlocuteurs du monde économique, politique et administratif. Avec près de 37% de votes en faveur de notre liste intitulée «Entreprendre Ensemble en Martinique», cette consultation fait de la nouvelle équipe dirigeante de la «Chambre de Commerce et d’Industrie de la Martinique » l’une des mieux élue de France en 2016.

Ce vote plus massif, que lors des consultations précédentes, a non seulement valeur de reconnaissance du travail accompli ces dernières années par nos prédécesseurs, mais est très certainement aussi, une marque de confiance quant à la capacité du groupe que je conduis, à poursuivre, amplifier et améliorer l’existant, ainsi qu’à adapter le commerce, les services et l’industrie martiniquaise aux défis de demain.

Nous adressons nos plus vifs remerciements aux ressortissants qui, par une participation, d’autant plus importante qu’il n’y avait qu’une seule liste, ont voulu donner un signe fort de leur implication de dirigeants d’entreprise dans le développement économique du territoire.

Mes remerciements au préfet de Région vont au-delà du respect des règles de bienséance réservées habituellement au représentant de l’état, notre organisme de tutelle, ils traduisent la sincérité de mes échanges avec lui.

Je veux aussi exprimer ma gratitude et ma haute considération au Président de l’Exécutif de la Collectivité Territoriale de Martinique. Collectivité avec laquelle nous souhaitons intensifier nos relations pour optimiser le développement économique et « faire gagner notre Martinique ».

Je salue aussi la présence du premier Vice-Président de l’Assemblée de la collectivité Territoriale de la Martinique.

Le Président de la Chambre d’Agriculture nous fait l’honneur de participer à notre assemblée d’installation. M.BERTOME, votre appui nous sera d’une grande aide, vu votre expérience et votre ancienneté en tant que Président d’un organisme consulaire.

Je souhaite développer avec le président de la Chambre des Métiers, la mutualisation la plus large possible de nos actions et compétences respectives.

Comme le disait le directeur de l’AFD dans une interview récente : «C’est la cohésion entre le projet politique et le projet de territoire qui dopera l’économie». Dans cet objectif, et dans la continuité des travaux engagés sous la mandature précédente, nous développerons des actions innovantes, articulées selon plusieurs axes.

1/ Nous souhaitons créer et animer une dynamique collaborative entre tous les acteurs économiques.
Il est important que soit disponible une lecture structurée et dynamique des réseaux qui interviennent dans le champ de la création et de l’accompagnement des entreprises (ADIE- Martinique Initiative- Martinique Pionnières- le réseau Entreprendre- le cluster GAT Caraïbes…). Ces réseaux se sont multipliés avec leurs propres spécificités : clubs, associations de zones d’activités, grappes, pôles de compétences, clusters, pôles de compétitivité, réseaux virtuels…

Notre objectif est donc après un recensement des réseaux, de les cartographier par thématiques ou vocation, de relayer leur actualité, de faire partager leur agenda, de systématiser leur passage au digital afin de créer une plateforme dédiée à leur promotion.

Il s’agit concrètement de permettre à chaque entrepreneur de trouver l’appui auprès des réseaux de son environnement, et de respecter les deux principes fondamentaux historiques du droit des affaires : sécurité et rapidité. Tous ces réseaux doivent travailler en synergie avec la CCIM.

2/ Nous avons pour ambition de développer « le Réflexe CCIM »

En matière de création d’entreprise, et d’accompagnement post création afin que soient diffusées les bonnes pratiques.
Dans l’accompagnement des cédants en facilitant la transmission par la mise en place de pré-diagnostics et en organisant des mises en relation entre cédants et repreneurs, lors d’ateliers, ou de formations…

En sensibilisant et informant les entreprises sur les enjeux de l’innovation. A cet égard la CCI devra montrer l’exemple en matière de Digitalisation, d’Innovation sociale et managériale. Nous devrons, en lien avec les services de l’Etat et de la Collectivité Territoriale, proposer un Guide de l’innovation avec une cartographie spécifique des acteurs du secteur et un dispositif d’accompagnement permettant des parcours adaptés à toutes les entreprises.

Nous devrons poursuivre la contractualisation de partenariat avec les organismes bancaires afin d’optimiser les relations banques – entreprises, et plus généralement en accompagnant les entreprises dans leur recherche de financement, au travers de formations et de forums réunissant les différents acteurs, les établissements de crédit, organismes de financement participatif ou crowfounding, fonds d’investissements.

L’obtention de ce réflexe CCIM passe bien sûr par une meilleure définition du rôle de notre organisme consulaire et par la reconnaissance, par tous, de son expertise et de sa fiabilité dans ses domaines de compétence, ils sont nombreux et je ne pourrai pas tous les passer en revue, toutefois, nous devrons :

Renforcer la reconnaissance de notre rôle de promoteur en matière d’entreprenariat en multipliant notre présence dans les écoles et par l’accompagnement des réseaux.

Aider d’avantage le développement des entreprises notamment par l’usage accru des TIC, par l’intégration au développement durable via la généralisation de la démarche QSE (Qualité – Sécurité – Environnement). Notons que la mise en place d’une veille réglementaire faciliterait l’accompagnement des entreprises dans les processus de mises aux normes.

Renforcer l’information sur la prévention des difficultés des entreprises en développant le CIP, en partenariat avec l’ordre des avocats et l’ordre des experts comptables.

Recenser les informations à caractère économique (Douane – IEDOM – ADUAM) en vue de la constitution d’une base de données.
En matière d’aménagement du territoire, accompagner les entreprises dans leurs besoins quotidiens de dialogue avec les services de l’Etat et des collectivités territoriales

 Le désenclavement des zones d’activité sera une de nos priorités (accès – circulation – numérique)

 Nous entendons participer à la stratégie de développement de notre territoire, dans lesquels la CCI est partenaire, notamment le Port et l’Aéroport, sociétés au sein desquelles nous serons la voix des entreprises.

3/ « Pour créer des emplois, il faut créer des employeurs », disait dès 1985, André Mulliez, alors PDG du groupe Phildar.
Et dans ce domaine les équipes précédentes de la CCIM ont réalisé des structures pérennes comme l’école de Gestion et de Commerce de la Martinique, ont mis en place des formations de haut niveau en partenariat avec des universités ou des écoles prestigieuses comme HEC. Toutes ces activités dédiées à la formation, y compris le Centre de Formation d’Apprentis du Tertiaire promoteur et opérateur impliqué dans le développement de l’alternance et de l’apprentissage au profit des entreprises et des jeunes martiniquais, seront bientôt regroupés au Pôle Consulaire de Formation de la CCI Martinique à Case Navire à Schœlcher. Cette structure architecturale, aux performances environnementales et énergétiques de haut niveau, sera inaugurée dans les mois qui viennent par le président Manuel Beaudoin, qui avec son équipe a réalisé ce lieu d’excellence. Toutefois, il est primordial que ces formations répondent vraiment aux besoins actuels et futurs des entreprises

Dans cette optique, la construction de l’offre de formation devra se faire en lien avec les entreprises et les filières. Pour que les formations dispensées ne soient plus exclusivement en présentiel, elles doivent être numérisées, et donc accessibles par tous, y compris et surtout des petites entreprises de communes éloignées. Toutes nos formations devront comporter un volet numérique.

4/ Il est aussi important de favoriser l’insertion de la Martinique dans son environnement régional. Donc la CCIM continuera d’accompagner les entrepreneurs dans leur démarche export, avec l’équivalant des CCI de la Caraïbe :
- En mettant « le pied à l’étrier » des primo exportateurs ;
- en coordonnant des missions économiques internationales, des salons.

- en construisant des partenariats pour faciliter l’accès des entreprises aux marchés internationaux
-et en attirant les entreprises et les talents étrangers sur notre territoire.

5/ La CCIM, étant partie prenante de la mobilisation collective de la CTM dans le secteur touristique, a pour objectif :
De renforcer l’attractivité de notre destination en fédérant les énergies et actions autour de la filière nautique, du tourisme de croisière et de séjour, du tourisme d’affaires, de l’écotourisme, mais aussi de la création d’un véritable tourisme évènementiel. Il s’agit de contribuer à une meilleure professionnalisation de la filière en privilégiant la qualité de l’accueil (développement des compétences linguistiques avec des sites multi-langues). Nous devrons travailler de concert avec les associations de commerçants pour harmoniser les plages horaires d’ouverture notamment pendant la saison touristique.
La filière devra intégrer l’économie collaborative autrement dit « l’ubérisation » et la digitalisation et la CCIM l’accompagnera dans cette mutation.
En relation avec le CMT, nous apporterons notre contribution à la mise en place d’un observatoire du secteur touristique.

Il nous faudra décliner en Martinique des actions déjà mises en place dans l’Hexagone, comme “l’Académie du e-tourisme”, dispositif qui a pour principal objectif de proposer des formations aux entreprises de ce secteur afin d’améliorer leur visibilité sur la toile et développer leurs ventes.

6 / Enfin il y a un axe qui me tient particulièrement à cœur, c’est la RSE.

La CCIM devra contribuer à la vulgarisation de cette démarche et accompagner les entreprises qui souhaitent s’y engager.
Concentrer les moyens sur quelques entreprises volontaires par filière, pour en faire des exemples et animer une communauté RSE autour des bonnes pratiques me semble être la bonne piste pour développer la Responsabilité Sociétale des Entreprises.

Tout ce programme ne serait qu’un catalogue de vœux pieux si la CCIM ne fait pas une priorité de sa ressource la plus précieuse : son personnel. Maintenir et renforcer ses compétences, favoriser l’harmonie des relations de travail et des relations interpersonnelles permettra la réalisation de nos objectifs : « Aucun d’entre nous n’est plus intelligent que l’ensemble d’entre nous »

Je vous remercie.