Edito – Franck Sainte-Rose-Rosemond - Chantal Maignan, au coeur de l’actualité politique depuis quelques jours pour avoir quitté sa Droite d’origine pour rejoindre avec armes et bagages Ensemble Pour une Martinique Nouvelle, à quelques mois de l’échéance cruciale de 2015, se plaint, dans nos forums, et sur sa page facebook.

Une élue se plaint qu’un média vienne « faire son marché » comme elle l’indique elle-même, sur un espace (une page facebook)  pourtant dédié à la promotion de ses idées, et aux échanges avec les martiniquais.  Mieux, elle invite, dans nos forums, ceux qui voudraient échanger avec elle à venir le faire sur sa page, et pas sur notre site, dont elle trouve les intervenants « virulents », et « pour la plupart fanas du MIM ».

Je veux dire à Mme Maignan plusieurs choses.

Les interventions sont certes parfois virulentes, mais nous veillons à ce qu’elle demeurent acceptables, et supprimons celles qui nous paraissent aller trop loin. Mais surtout, surtout, elles sont le reflet – qu’il ne nous vient pas à l’idée de cacher – de l’état d’esprit d’une partie de votre Martinique. Une virulence qui s’atténue néanmoins au fil des échanges et des explications. Quand on daigne participer au débat public.

Madame Maignan, accommodez-vous d’un peu de diversité dans le paysage médiatique. Ce paysage s’accommode bien de vous ! Vous avez choisi de vous porter en avant, acceptez d’en assumer toutes les conséquences.

Souffrez qu’un site qui tente d’apporter aux martiniquais un regard global et équilibré sur la vie politique puisse « faire son marché » comme vous le dites de façon si péjorative – comme si nous ne devions relayer votre parole officielle que quand vous le décidez – sur les pages publiques de ses acteurs publics.

Sentez-vous libre – comme nous vous y avons déjà invité – de nous transmettre toutes les opinions, tribunes, réactions, que vous voudrez bien partager avec les martiniquais, au-delà des quelques uns qui fréquentent votre page facebook.

Vous êtes une élue du peuple madame, alors comme dirait Félix Eboué, « jouez le jeu ». Ou pas d’ailleurs.