Face aux difficultés et aux désaccords au sein de l’université des Antilles pour la validation du budget 2015 de l’établissement, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation et de l’enseignement supérieur a pris l’initiative d’une séance de travail en urgence le lundi 16 mars 2015. Le ministère recevra les Recteurs des Académies de Guadeloupe et Martinique, la présidente de l’université et les Vice-présidents de pôle de Guadeloupe et de Martinique sur la question du budget et des moyens de l’université des Antilles. Pour rappel, le projet de budget que rejette le pôle Guadeloupe prévoit une dotation de 60% à la Guadeloupe, et de 40% à la Martinique, qui selon la présidente de l’université représente une augmentation sensible des moyens dévolus au pôle Guadeloupe, et prend en compte la réalité des effectifs et des enseignements.

Une analyse que ne partage pas le vice-président du pôle Guadeloupe Didier Destouches, qui adressait le 3 mars dernier, dans une note à la présidente, le cahier de doléances des administrateurs du pôle Guadeloupe.

Nous administrateurs du Pôle universitaire régional de Guadeloupe, Demandons :

- Le financement complet du fonctionnement par la subvention pour charges de services publics attribuée par l’Etat à l’université, de toutes les surfaces et de tous les bâtiments des trois campus du Pôle universitaire régional de Guadeloupe et de ses quatre sites.

- La suppression immédiate du bloc transversal au sein de l’architecture budgétaire avec une répartition exacte des composantes du bloc pole en fonction de chaque pôle (Faculté de Médecine, IUT, BU etc…).

- Le maintien de l’élection des vice-présidents des pôles par les seuls membres du conseil d’administration de leur pôle.

- Le respect strict de la légalité et de l’équité dans la construction budgétaire au sein de l’établissement et la seule reconnaissance de trois blocs uniques : celui des deux pôles et celui de l’administration centrale.

- La création d’un Institut Universitaire de technologie à Saint-Claude (Cf. motions des personnels des pôles IUT de Guadeloupe et de Martinique et délibération du conseil du pôle Guadeloupe du 26 mars 2015).

Dénonçons :

- Les abus inadmissibles constatées dans le dialogue de gestion interne.

- Le déséquilibre grave entraîné dans l’équilibre des ressources humaines entre chaque pôle par l’application défectueuse du droit d’option, non validé par le conseil d’administration de l’établissement.

- L’absence d’audition des vice-présidents de pôle dans le cadre de la ratification de l’ordonnance.

- L’absence de consultation du vice-président du pôle Guadeloupe lors des échanges entre les cabinets ministériels et l’équipe politique de la présidente de l’Université des Antilles.

Affirmons :

- L’exigence d’équité entre les deux pôles de l’université des Antilles et le respect de leur autonomie complète.