Le 15 août 2014, Bruno-Nestor Azérot, Député-Maire de Sainte-Marie, prononçait lors de la fête patronale de sa commune ce discours, dans lequel il évoque la situation à Sainte-Marie, mais également les futures échéances électorales de 2015. 

Monsieur le Représentant de l’Etat,

Messieurs les Parlementaires,

Monsieur le Président de Collectivité Régionale,

Madame la Présidente du Département,

Messieurs les Présidents de Communauté d’agglomération,

Mesdames et messieurs les Maires de Martinique,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et messieurs les représentants du monde économique, social ou culturel,

Mes chers compatriotes,

Samaritaines, Samaritains,

Peuple Martiniquais !

 

Merci de nous faire l’honneur, aujourd’hui, d’être présents en ce vendredi 15 août 2014, à notre Fête Patronale.

C’est un grand jour car nous avons assisté à une belle et grande messe, moment de recueillement et d’union avant de nous tourner vers la fête et l’allégresse commémorative.

C’est aussi un jour de foi en l’avenir avec cette inauguration du bord de mer à « La Plaine de l’Union » où nous nous trouvons.

L’Union, voilà un nom prédestiné qui illustre l’état d’esprit samaritain et notre démarche en ce jour…

Peuple Samaritain, peuple Martiniquais,

Merci à vous tous d’être là, unis, pour marquer votre volonté de communier à ce jour de fête de notre chère ville de Sainte-Marie.

Votre nombre montre que vous êtes attachés à vous engager tous ensemble pour votre commune, pour votre avenir. Fraternellement, solidairement.

Unis et rassemblés dans une même volonté, dans un même sillon, dans une même voie : celle que Sainte-Marie trace depuis 2008…

Celle de la Modernité.

Peuple Samaritain, Peuple Martiniquais, vous êtes dans la droite ligne de vos anciens qui ont forgé cette terre samaritaine, chargé d’histoire et de mémoire… mais aussi de modernité et d’innovation.

Cette Modernité, Sainte-Marie, l’incarne pour la Martinique, et notre action, notre voie, n’en est que le reflet.

Tant en termes d’ambition politique que de réalisation concrète.

Tant en matière de développement économique que culturel.

Tant en terme de projet que d’engagement.

Cette modernité, on la retrouve dans notre histoire et dans notre engagement.

Peuple Samaritain, Peuple Martiniquais,

Sainte-Marie a toujours été un lieu de résistance, d’engagement, et de révolte.

Creuset vivant de forte culture authentique.

Notre paroisse a 356 ans aujourd’hui, et depuis 1658, elle est au cœur moderniste de tous les métissages, de toutes les hybridations, et de tous les marronnages.

Mais aussi de tous les rassemblements, de toutes les fraternités, de toutes les dynamiques. Qu’elles soient politiques, économiques ou social et culturelles.

Nous continuons cette histoire que nous ont léguée nos ancêtres à travers nos résistances, nos combats, nos engagements présents…

Eh bien ! Mesdames et Messieurs les invités, en ce lieu si particulier de la Martinique, vous y êtes, et nous sommes fiers et heureux de vous y accueillir aujourd’hui dans votre diversité.

Samaritaine, samaritains, permettez-moi d’utiliser cette tribune pour vous remercier.

Merci pour cette confiance renouvelée. Merci pour ce score sans appel. Vous avez été 6760, soit 74% des suffrages exprimés à nous dire « Oui, nous sommes à vos côtés, oui nous voulons que vous continuiez le travail commencé en 2008 ».

Nous sommes engagés sur la voie de la Modernité. Votre vote marque votre confiance en l’avenir. Et en nous…

Nous serons fidèles à nos engagements.

Déjà, la reconstruction du pont de Beaufort, la rénovation du Musée de la Banane, de la vannerie caraïbe du Morne-des-Esses, la revitalisation du bourg, sont réalisées…

De même, l’aménagement du Morne-des-Esses, le désenclavement des quartiers Pérou, Bezaudin, Pain de sucre, Reculée… ; des trottoirs de Bon Air, l’obtention à nouveau du label des « villes et villages fleuris », sont effectifs…

De même encore de l’îlet Tombolo aménagé et réhabilité qui est devenu en peu de temps une attraction touristique de premier choix très prisée des touristes.

De même toujours, des étals de vente des produits de la mer, des toilettes publiques automatiques, de la passerelle de Fourniols, du pont rouge au bourg, de la route Man Dodo, de la zone d’activité de Pain de Sucre ou du Plan Local d’Urbanisme qui nous permet aujourd’hui d’engager la construction de 500 logements sociaux dans les cinq ans à venir…

Logements qui sont quasiment terminés à Bon Air.

Ce sont là des faits.

Pour nous, pas besoin de paroles ou de communications intempestives.

Souvenez-vous, pendant cette belle campagne, nous vous avions parlé du quartier Bezaudin, délaissé, il faut le dire. Vous connaissez tous le contexte à l’époque.

Nous vous avons promis de nous occuper en priorité de ce beau et atypique quartier.

Des paroles aux actes. L’aménagement du carrefour de Bezaudin débutera sous peu, pour la fin de l’année. Le quartier sera modernisé. D’ailleurs nous avons déjà commencé à recouvrir les canaux aux abords des routes. Nous avons surtout, le 17 mai dernier, rouvert le pont Fernand, au quartier Limbé avec l’apposition d’une plaque commémorative.

Tout est là, tout existe, tout est. Nous sommes !

Je pourrais citer aussi des réalisations sociales ou sportives… Car ce qui prime, finalement, c’est notre engagement pour la jeunesse.

Pour l’avenir, c’est-à-dire pour le présent, nous avons pris des engagements aussi très importants en matière de transports urbains, que nous réaliserons en partenariat avec la Communauté « Cap Nord » qui en a désormais la compétence.

Nous nous sommes engagés aussi pour la réalisation du stade Xercès LOUIS qui est un chantier prioritaire.

J’en profite pour faire un clin d’œil aux associations sportives qui bénéficient de structures de qualité : plus de 250 000 euros sur le plateau sportif de Morne des Esses. Le seul du nord à être homologué pour les matchs de nuit. La pelouse refaite entièrement. Sans oublier les terrains de proximité: Bon Air, La Richer, Cité Union, avec éclairage de nuit, Pain de Sucre…

Pour continuer, nous aurons l’installation d’entreprises innovantes sur la zone de « Charpentier » d’une superficie de 12 hectares, en partenariat étroit avec la Région qui a acquis les terrains…

Enfin, nous nous sommes engagés à poursuivre les travaux du front de mer, et c’est bien pourquoi nous sommes ici ce matin… Car ces travaux sont réalisés. Et nous sommes ici pour leur inauguration.

Ils vont permettre un nouveau dynamisme de l’activité économique…

Je ne fais pas pour, mais avec.

C’est pour cela que chaque année nous mettons à l’honneur des personnes d’origines diverses, des agriculteurs, chefs d’entreprises, artisans… par exemple.

C’est une farouche volonté de notre équipe de mettre à l’honneur des personnes de valeur, de leur vivant.

C’est pour cela que nous avons fais de Ti Raoul GRIVALLIERS un citoyen d’honneur de la ville, par exemple, mais aussi Jean-Baptiste ROTSEN ou encore Monsieur Joël PALLADINO et aujourd’hui M. Nizard IZIDORE.

Mais tout cela prend son sens quand nous avons aussi proposé et obtenu la décoration au rang de Chevalier de l’ordre national du mérite d’Appolon Vallade et de Chlotilde Palladino, hélas, disparue il y a peu…

Honorer les gens de leur vivant! En faire des trésors vivants.

Je veux aussi saluer toutes ces nombreuses associations, qui encore une fois, sont venues massivement montrer leurs couleurs et marquer de leur présence, leur fête patronale.

 

La voie de la Modernité à Sainte-Marie est donc à l’œuvre…

Mais elle n’est possible que par un recours à des moyens partenariaux de financements et de technologies, avec l’Etat grâce au FISAC, avec le Conseil régional et le Département, avec l’Union européenne aussi… Et nous les remercions tous.

Je vous l’ai dit, notre action, à Sainte-Marie, s’inscrit dans l’union des bonnes volontés.

Votre présence aujourd’hui illustre notre démarche qui considère que seul le partenariat responsable, soucieux du seul intérêt général, peut nous faire tous avancer.

C’est la voie du nord, la voie samaritaine que nous proposons.

Fondamentalement, si je devais la définir, je dirais qu’elle repose sur quatre ambitions :

  • - – renforcer le lien sociétal en mettant l’être humain, la jeunesse, au cœur de notre projet,
  • - – favoriser l’aménagement équilibré et concerté du territoire,
  • - – s’ouvrir à toutes les intelligences pour participer au monde sans enfermement,
  • - – se mettre en capacité de s’adapter au changement, tant pour valoriser notre patrimoine naturel et culturel, que pour organiser les activités économiques, ou anticiper les émergences d’activités innovantes, en mettant toujours l’homme au centre de tous nos projets.

Je dirais aussi qu’elle repose aussi sur des valeurs.

Il faut croire en quelques valeurs républicaines, personnalistes et humanistes qui font de l’Homme l’alpha et l’omega de la pensée et de l’engagement public.

Alors oui, fort de cette ambition et de ces valeurs, je serai peut-être toujours un peu iconoclaste, surprenant dans mes engagements…, (on l’a vu avec le « mariage pour tous »), mais jamais « mouton de Panurge »,… parce que tout simplement je suis un homme libre.

Je ne suis, c’est vrai, d’aucun parti, d’aucune coterie, d’aucun clan… et comme Saint-Just, je peux donc me permettre de les combattre toutes et tous… ou aucune !

Fort de mes ambitions et de mes principes, c’est vrai, je reste un homme de fidélités.

Ceci, grâce à vous Samaritains…

Ceci étant dit et bien posé, que dire ?

Que faire alors, face aux échéances importantes de la Collectivité unique de Martinique qui viendront dès l’an prochain nous interpeller?

Ma réponse est simple, tranquille, sereine…

Revenir à nos valeurs, même si elles dérangent…

Je l’ai dit, je ne suis pour l’heure candidat à aucun poste, à aucun pouvoir, et ne souhaite d’ailleurs pas l’être.

Je l’ai dit, je ne suis pas prêt à trahir mon âme pour un simple siège à la future assemblée unique.

Je l’ai dit, si j’étais candidat, ma préférence irait naturellement à un « ticket » d’avenir et de jeunesse avec mon ami et mon confrère Jean-Philippe NILOR.

Une association qui, même si nous ne partageons pas les mêmes idées, aurait le mérite de la confiance, de l’amitié, du dépassement des vieilles querelles inopérantes, les vieux clivages désuets, des vieux antagonismes de conquête de pouvoir pour le pouvoir… Et des politiques improductives.

Je l’ai dit, si je l’étais, ma préférence et ma condition seraient celle d’un large rassemblement des volontés martiniquaises dépassant tous les clivages, pour le seul intérêt général des Martiniquais et de la Martinique.

Et force est de constater, qu’aujourd’hui, cette condition d’unité, de salut public et de rassemblement patriotique pour la Martinique n’est pas réunie.

Trop d’appétits de pouvoir, trop de rancoeurs accumulées, et de rancunes ressassées. Le peuple en a assez…

Pas assez d’engagement désintéressé pour promouvoir notre jeunesse, notre économie, notre culture…

Trop de verbe, trop de faux-semblants, trop d’effets d’annonce sans lendemain…

Non, je ne suis pas de cette Politique-là…

Je l’ai dit, mon ambition est au contraire de redonner un sens à la Politique… par l’action, par la volonté, par l’initiative.

Je ne veux pas être le candidat supplémentaire de la division, du recul, de l’échec martiniquais…

Je l’ai dit, je veux au contraire être le candidat positif, énergique et rassembleur, qui fait gagner la Martinique, celui de l’unité, du redressement, et de la réussite martiniquaise engagée vraiment dans la voie de la Modernité.

J’en suis convaincu, cette nécessité de la voie de la Modernité que nous incarnons devra s’imposer.

Et nous serons au minimum présents pour la faire vivre par nos idées dans les échéances à venir.

Présents par nos valeurs d’hommes du Nord…

Oui, Peuple Samaritain, la voie samaritaine s’imposera d’elle-même… Car c’est la seule voie de modernité pour juguler la crise et le marasme que nous connaissons.

J’en suis convaincu.

Peuple Samaritain, Peuple Martiniquais, notre Modernité, quelle est-elle ? Où est-elle ? Mais elle est là justement… Dans nos gênes, nos ambitions et nos valeurs!

Ne cherchons pas midi à quatorze heures !

Nous sommes tous les fils de Joseph LAGROSILLIERE, d’Emmanuel VERY et de Camille PETIT, tous trois samaritains.

Suivons leurs traces qui est celle du rassemblement républicain, pour la liberté, l’égalité et la fraternité.

Notre identité et notre modernité sont dans notre histoire samaritaine.

C’est encore le cas aujourd’hui, et nous devons construire notre voie de développement, notre voie de modernité pour les années à venir, en suivant ce chemin dans tous les secteurs, mais d’abord en matière de tourisme, en matière d’énergie et de ré-industrialisation, enfin en matière d’agriculture.

Peuple Samaritain, Peuple Martiniquais,

On parle de priorité touristique martiniquaise? Mais le constat est dramatique…

A Sainte-Marie, que faisons-nous ? Nous agissons malgré tout pour redresser ce secteur économique…

Mais au-delà, quelle est notre stratégie touristique ? Que doit-elle être généralement?

A Sainte-Marie, j’ai déjà évoqué notre démarche :

  • - – avec le label des « villes et villages fleuris »,
  • - – avec le tombolo,
  • - – avec Fonds-Saint-Jacques,
  • - -avec la maison du Bèlè,
  • - – avec le Musée du rhum, celui de la banane, le petit train des plantations,
  • - – avec la vannerie du Morne-des-Esses,
  • - – avec le conservatoire international des cuisines de la Caraïbe, le réseau des musiques traditionnelles de la Caraïbe et le festival des arts et traditions populaires qui constituent un pôle d’excellence rayonnant au niveau des Amériques grâce au projet de coopération international bénéficiant des fonds européens Interreg.

Le tourisme doit être une priorité. C’est la nôtre pour devenir un vecteur fort de développement.

Je l’ai dit. Je le redis. Encore faut-il qu’il soit correctement organisé autour d’un outil qui devrait être un POSEI Tourisme permettant à la Martinique de devenir une « zone prioritaire de développement durable » à l’instar de ce qui existe dans la Caraïbe au sein de l’Association des Etats de la Caraïbe (AEC)…

 

Peuple Samaritain, Peuple Martiniquais.

La voie de la Modernité pour la Martinique s’imposera aussi car les enjeux sont désormais grands et incontournables. Et parce que nous sommes seuls en capacité de relever les défis…

Les changements institutionnels à venir constituent en effet des défis pour notre Martinique, son évolution, sa jeunesse, l’emploi et le développement économique.

Aujourd’hui, on ne peut plus se tarir de mots.

Il faut agir.

 

Relever ces défis comme ceux de la mondialisation, de l’évolution démographique, du changement climatique, de l’accès à l’énergie, de l’environnement.

Pour ma part, je propose en premier lieu la voie de l’énergie qui est la voie de la Modernité martiniquaise que nous voulons incarner et conduire.

Il faut agir.

 

Rien n’est impossible. Et ce qui est impossible, nous le ferons.

Notre voie, notre programme ici esquissé, est une démarche de rassemblement, et d’unité autour d’un projet commun : celui d’une Martinique qui ne veut pas tomber dans les rebus de l’histoire, mais est – au contraire – conquérante, ressourcée, et réconciliée avec elle-même, avec son histoire comme avec sa géographie.

Par sa situation, la Martinique présente une dimension environnementale exceptionnelle qui est une dimension incontournable du développement durable.

La Martinique est une frontière de l’intelligence humaine. De la mondialisation.

A nous de relever les défis et de briser les barrières pour parcourir les prairies de la connaissance et du développement.

Il y a des difficultés. Mais il faut agir.

La crise économique nous y engage et nous l’impose même par l’urgence sociale et économique qu’elle connaît!

Les entreprises souffrent. Les salariés souffrent. Les jeunes souffrent, les vieux souffrent… Nous sommes les recordmen des minima sociaux…

Pouvons-nous nous satisfaire de cela ?

Engageons-nous…

Nous pouvons à l’horizon 2025 faire que 75% de la population âgée de 20 à 64 ans puissent avoir un emploi.

Car ma priorité des priorités, c’est bien l’emploi, et notamment l’emploi des jeunes. Et l’activité qui donne la dignité…

Encore faut-il agir !

 

Et la crise, ses contraintes, loin d’être des problèmes, sont une chance.

Une chance de nous regarder vraiment tels que nous sommes.

Sans artifices ni faux-semblants, sans nous défausser de nos responsabilités en regardant « le carnaval des autres »…

Nous ne sommes pas victimes, nous sommes des êtres responsables. Assumons-nous !

Notre volonté, notre chemin, notre voie, c’est aujourd’hui pour moi celle de l’énergie vitale.

Elle se décline dans tous les domaines du tourisme, de l’agriculture, de la santé, du développement des énergies renouvelables…

 

L’avenir est du domaine de la liberté.

Et l’avenir immédiat de la Martinique, c’est la mer… et son énergie qui peut nous amener à reconstruire une politique industrielle créatrice d’emplois, d’activités et de services…

Un véritable « Plan Bleu » doit être initié pour développer notre territoire à partir des énergies marines renouvelables (EMR).

Nous pouvons ensemble, toutes collectivités confondues, nous unir pour relever ce challenge : faire de notre territoire un fer de lance d’une nouvelle filière industrielle, génératrice de plusieurs milliers d’emplois, de recherches, de développement, de formations…

Nous devons créer une « task force », une force d’intervention réunissant collectivités et entreprises martiniquaises performantes.

Nous devons répondre à tous les appels à projets allant dans ce sens pour faire de la Martinique une « Silicon valley » des énergies marines renouvelables.

Et pour cela, nous associer aux grandes entreprises telles qu’EDF, Alsthom, ou DCNS… et soutenir tout investissement de nos PME.

 

L’éolien off-shore, l’hydrolien, et la géothermie, doivent être nos vecteurs privilégiés.

Je veux quant à moi une centrale hydrolienne au large de Sainte-Marie à l’horizon 2020 (comme il en existera une au large de Bellefontaine), qui nous permette d’alimenter en énergie toute la ville.

La zone de Charpentier doit accueillir des entreprises performantes dans ce domaine des EMR.

Il est temps de relever le défi de l’intelligence, avec notre nouvelle génération, sur notre voie, sur nos valeurs.

Tout est lié… et l’ensemble de nos actions doivent être cohérentes, intégrer tous les paramètres et répondre à une vision globale. `

 

La voie politique et économique que nous proposons est celle d’un nouveau « vivre-ensemble », d’une nouvelle vision de l’avenir, d’une nouvelle révolution culturelle et industrielle, à l’instar de celles qui eurent lieu au XVIIIème et XIXème siècles.

Pour ce faire, les énergies de la mer doivent devenir notre source d’énergie prioritaire dans un mix énergétique qui nous fera sortir de notre dépendance à 97% actuellement.

Peuple Samaritain, Peuple Martiniquais.

Il faut agir.

 

Prenons l’agriculture. Secteur très Important avec le tourisme parce que d’évidence à l’écologie industrielle bleue doit correspondre une écologie verte, une voie de « prospérité verte ».

Je m’y suis beaucoup engagé dans le cadre de la discussion parlementaire sur le projet de loi d’avenir de l’agriculture.

J’ai activement défendu au Parlement la revalorisation des retraites agricoles, mais aussi l’indemnisation des pertes de récolte dues à la tempête « Chantal ». Il est en effet inadmissible que plus d’un an après les agriculteurs ne soient indemnisés qu’aujourd’hui, et qu’ils le soient – pour ceux qui n’ont pas disparus – que très imparfaitement, à hauteur de 15%.

Et c’est pourquoi, dans le cadre de la loi d’avenir de l’agriculture votée en juillet, j’ai défendu la création d’une offre assurantielle pouvant aider les producteurs à gérer l’évolution climatique.

En effet, à l’heure actuelle, cette offre assurantielle n’existe pas pour l’Outre-mer. C’est sur mes interventions parlementaires que le Fonds de garantie des calamités agricoles  a été doté sur le tard de 7 millions d’euros, une somme largement insuffisante pour les agriculteurs sinistrés…

J’ai déposé plusieurs amendements sur le sujet et ai eu la satisfaction de voir engager enfin une avancée du Gouvernement qui a demandé à l’Inspection Générale un rapport dans les six mois pour mettre en place cette offre assurantielle durable.

 

Le Ministre Stéphane Le Foll viendra d’ailleurs à Sainte-Marie pour évoquer ces questions agricoles à mon invitation.

Je suis aussi heureux que, sur mes interventions, les enseignants agricoles reçus au concours, aient pu rester en Martinique. Outre les difficultés familiales que leurs déplacements auraient engendrées, c’est aussi la qualité de la formation agricole de nos jeunes qui était en cause…

Pour le reste, je me satisfaits de la loi sur l’avenir de l’agriculture qui va dans le sens de notre ambition et à laquelle j’ai ardemment participé en proposant près de 50 amendements dont une vingtaine ont été satisfaits ou adoptés.

Nous devons en effet faire le pari d’une agriculture durable, verte, d’une « prospérité verte » à côté de notre voie de développement « bleue ».

 

Ainsi en est-il de la nécessité du respect de l’environnement dans les pratiques culturales, du rôle accru des SAFER et de l’Office de développement de l’économie agricole des DOM (ODEADOM) dans l’élaboration et la mise en œuvre de notre politique agricole.

Nous devons être soucieux de protéger ce qui marche, les filières traditionnelles vitales de la banane et de la canne, et de développer à côté des productions alternatives ou diversifiées.

La Modernité de l’agriculture martiniquaise est possible si elle s’inscrit, à tous les niveaux, dans la transparence, la clarté et l’efficacité…

Nous voulons favoriser une mutation agronomique en nous appuyant sur la mutation énergétique industrielle à conduire.

L’agriculture joue un rôle majeur dans notre économie, et doit continuer.

Cette richesse est énorme.

Quant à la diversification, elle est nécessaire, encore qu’il faille réfléchir à son impact en termes d’érosion et de réduction du taux de matière organique.

De même l’irrigation est un impératif pour concevoir des agrosystèmes et des territoires cohérents et productifs.

Un ensemble d’actions techniques, agronomiques, organisationnelles et institutionnelles, doit donc être mené très activement pour conduire cette modernité agricole.

Il faut agir.

 

C’est la responsabilité du Politique, en concertation et en partenariat avec les professionnels, de bâtir le cadre socio-économique favorable accompagnant la mutation agronomique, en proposant des politiques agricoles indispensables.

Il faut une action politique innovante pour sortir du mal-développement. Mais Il faut surtout apprendre à sortir de l’incantation ou de l’effet d’annonce pour agir concrètement.

Avec un programme…

Un premier enjeu majeur est de répondre au déficit hydrique et aux sécheresses que nous connaissons déjà.

Il faut augmenter le niveau des volumes d’eau disponibles par captages, par des barrages nouveaux aussi, ou par la récupération des eaux pluviales.

Que fait-on ?

 

Il faut aussi améliorer les capacités de stockage en réservoirs comme promouvoir le transfert des réseaux de canalisations.

Que fait-on ?

 

Les Guadeloupéens nous devancent dans ce domaine et sont très performants depuis les années 1990. D’où leur avance en matière de diversification agricole et de satisfaction des besoins locaux…

Nous accusons un grave retard en matière de maîtrise de l’eau.

93% de notre approvisionnement en eau provient de captages opérés sur des cours d’eau sujets aux risques naturels.

Pourtant une étude du BRGM de 2004 a montré la possibilité d’ouvrir 307 points de forage représentant un potentiel de 66000 m3 par jour…

Que fait-on ?

 

Un second enjeu agricole est de maîtriser des processus de production et d’introduire des variétés plus résistantes.

Je soutiens cette initiative…

Comme j’ai soutenu les innovations qui ont mené à la création du mouton de race créole « Matinik ».

Comme je m’étais engagé au Conseil Général, sous Claude LISE, pour soutenir des actions innovantes menées en matière de génie génétique pour reconstituer un cheptel bovin adapté sur le site de la SECI de Sainte-Anne.

Comme, de même, du Pôle d’excellence rural du Conseil Général  sur la culture florale de Petit-Galion qui était une avancée exceptionnelle…

Car seule l’innovation nous permettra d’avancer vers la Modernité.

Que fait-on ?

 

Un troisième enjeu, enfin, est d’encourager les associations culturales, de développer des rotations culturales et la pluri-activité.

L’agroforesterie, qui associe culture du sol et culture aérienne, est une piste soutenable avec les arbres fruitiers, le fruit à pain, comme l’est aussi le couplage agriculture/élevage.

Ces procédés sont des moyens d’augmenter la productivité en régénérant les sols et en faisant reculer les parasites, ce qui limite l’usage des pesticides.

Car la finalité est bien de s’orienter vers une agriculture raisonnée, voire même une agro-écologie, durable et intelligente.

Nous devons concevoir des filières innovantes et flexibles, aptes à intégrer le changement, tant en termes de concurrence, de marchés, de distribution, d’aides publiques, que de capacité d’adaptation des producteurs actuellement limitée par les coûts d’investissement et les risques financiers.

Que fait-on ?

 

Peuple Samaritain, Peuple Martiniquais…

Vous le voyez, le temps de l’action est venu !

Nous n’avons pas lieu d’être esclaves de nous-mêmes ! Tout lieu d’être fiers… Nos idées s’imposeront !

L’avenir est devant de nous. Libres et responsables.

Allons au-devant de la vie et empruntons, ensemble, « kant e kant », cette voie de la Modernité que je propose…

Cette voie qui vient du Nord… Et, désormais, de Sainte-Marie !

Je suis particulièrement heureux de vous inviter à participer à ce moment privilégié qui permet de resserrer le lien social entre les habitants d’une même cité.

Et quoiqu’il en soit, vous comprenez que toutes ces réalisations, nous ne le faisons pas pour vous, mais avec vous.

 

Samaritaines, Samaritains, chers invités

 

Que la fête soit belle. Que vous soyez unis en formant une seule et grande famille.

 

Bonne fête à tous, amusez vous bien..!