Par Yan Monplaisir

L’article de France Antilles, du 05-09-2014, s’interrogeant sur la date de l’élection de la collectivité unique m’interpelle à plus d’un titre.

On en serait presque à se demander si nous allons voter un jour.

Après avoir bataillé pour obtenir que la population soit à nouveau interrogée, après l’échec de 2003, il semblait admis que nous avions déjà perdu trop de temps.

En votant, le 24 janvier 2010, on avait justifié l’urgence en nous indiquant que le vote de la nouvelle assemblée aurait lieu en 2012.

Puis, prétextant des difficultés techniques (la fusion des effectifs des deux collectivités), certains ont proposé 2014, ceux-là même qui voulaient se détacher du cadre national français nous ont expliqué qu’il valait mieux fixer la date de cette élection le même jour que pour les régions métropolitaines. Et puisqu’il n’y avait plus d’urgence, nous acceptions même – parce que le projet visait à reporter de juin à décembre 2015 dans l’Hexagone – de reporter nous aussi de six mois la date initialement prévue.

 

Zanzolage

 

Changement brutal de logique puisque les élections nationales seraient finalement avancées au mois de juin et bien nous revendiquerons ou feindrons d’accepter qu’il en soit différemment pour nous et que l’épreuve n’ait lieu que six mois après sous prétexte de ne pas être prêt.

Ce manque de diligence de nos élus et particulièrement de nos parlementaires traduit aussi une grande inefficacité à faire respecter la volonté des Martiniquais telle qu’elle s’est exprimée, à plus de 68%, lors du vote du 24 janvier 2010.

Auraient-ils peur des urnes ?

L’attitude des élus, sur la question du respect du vote des martiniquais quant à la Collectivité Unique, me fait penser à Saint-Augustin priant Dieu de lui accorder la chasteté… mais pas maintenant !