Lors de l’examen en seconde lecture du projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes, le Sénateur Maurice Antiste a souhaité présenter  un amendement à l’article 17 ter qui porte sur la lutte contre l’hyper-sexualisation des jeunes filles. Cet article prévoit qu’aucune autorisation n’est accordée si un concours d’enfants fondé sur l’apparence est ouvert aux enfants de moins de 13 ans.

L’amendement du Sénateur Antiste visait à soustraire de cette exclusion les concours ponctuellement ou traditionnellement organisés par les comités carnavalesques notamment en outre-mer.

Le Sénateur estime en effet qu’il ne s’agit pas de concours de beauté classique mais de manifestations liées à une pratique locale constante visant à mettre en valeur d’une part le port et la recherche en matière vestimentaire traditionnelles et d’autre par la maîtrise de danses, fruit du patrimoine local.

La Ministre Najat Vallaud-Belkacem n’a pas souhaité que cet amendement soit examiné. Toutefois, réceptive à sa proposition, elle lui a promis de la prendre en compte. Ainsi, par lettre jointe, elle lui  a précisé que les carnavals traditionnels organisés de longue date, avec une histoire ininterrompue comme ceux qui se déroulent aux Antilles, ne sont pas considérés par la législateur comme des concours de mini miss contre lesquels le projet de loi pour l’égalité entre les hommes et les femmes entend lutter. Elle a en outre indiqué que le décret en Conseil d’Etat prévu par l’article 17 ter apportera des précisions utiles et confirmera que ces carnavals traditionnels et leur folklore ne sont pas remis en cause.

Des engagements pour l’application desquels le Sénateur Antiste a indiqué  qu’il restera vigilant.

 

@polpubliques Photo Benny @Jistin972