Compte tenu du contexte sécuritaire, l’État, la ville des Anses d’Arlet et la Fédération des Yoles ont mobilisé de gros moyens à l’arrivée de la première étape du Tour. Un dispositif qui a assuré l’essentiel malgré les casseurs d’ambiance…

234 gendarmes mobilisés, plusieurs dizaines de pompiers, d’agents municipaux et de vigiles de l’organisation, six filtres avec fouille des spectateurs, trois points de régulation des véhicules sur le trajet vers les Anses d’Arlet, à l’Anse-à-l’Âne et au Diamant (entrée du bourg et Dizac) : la sécurité était quasiment optimale lundi, pour l’arrivée de la première étape sur la petite plage du bourg. Les pouvoirs publics ont fait le nécessaire pour prévenir les menaces éventuelles, surtout en cette période d’état d’urgence. Selon le commandant Patrick Briend, patron de la gendarmerie du Marin, « il y a une vigilance particulière bien sûr mais pas d’inflation de moyens par rapport aux années précédentes. Le dispositif est proportionné aux besoins chaque année ».

 

Casseurs d’ambiance

Au moment où nous interrogions le gradé, ses équipes venaient de faire une première intervention pour une bagarre sur le quai. Un incident vite contrôlé.

Tout se passait bien pour les 4 à 5 000 personnes présentes dans la « fan zone » arlésienne. Elles faisaient la fête dans le bourg, notamment devant le podium où les équipages étaient récompensés. Pourtant, une heure plus tard, peu avant 15 heures, alors que Jean Emmanuel-Emile orchestrait les festivités, une nouvelle altercation éclatait entre spectateurs. Les gendarmes devaient de nouveau intervenir. Par principe de précaution, l’organisation décida alors de clore la fête avant la prestation du groupe MKG. Au grand dam d’un public dégoûté de voir une fois de plus des énergumènes casser l’ambiance.

En Martinique, ce n’est donc pas la menace djihadiste qui semble la plus forte, malgré un suspect radicalisé toujours recherché. Mais plutôt de petits groupes d’individus, souvent alcoolisés, qui prennent un étrange plaisir à gâcher la fête. Un état de fait face auquel aucun dispositif de sécurité n’est efficace à 100%. Comme on l’a vu lundi aux Anses d’Arlet.

JMK

Photo : Il y avait six points de contrôle et de fouille des spectateurs à l’entrée du bourg des Anses d’Arlet.